Partie antérieure de cbeval , à gauche
Reifcn^ Deux carres creux : le plus grand renferme im lleui'on divise' en quatre parties dont les parallèles ofircnt deux sortes de fleurs , les unes en cvcolaii , les
autres ressemblant au tournesol. Le petit carre est semblable à celui de la médaillé précédente. AR. 5.
Médaille du cabinet de M. le général Guilleminot.
3 MAP. Partie antérieure de cheval à gauche.
Revers. Fleur épanouie dans un carré creux. AR. 4-
4 Autre semblable. MAPû. AR. 4-
5 MAP. Partie antérieure de cheval à gauche.
Revers. Tète de bélier à droite , dans un carré creux entouré d’un grenetis. AR. 4-
6 MAPûNOï ( rétrograde ), même type , même revers , sans
la lettre A. AR. 4 i/a.
7 Cheval à gauche , galo[>ant , la bride sur le col : A et
trident.
Revers. Elit MAPÛ.NOZ. Cep chargé de quatre grappes de raisin, dans un carré formé de quatre lignes. AR. 6 i/a.
La première de ces médailles a été attribuée , par feu M. Allier de Hauteroche , à Maronea de Thrace ; je l’ai donné à cette ville , dans ma description de son cabinet. Depuis , le Cabinet de France a acquis une autre médaille semblable , de feu M. Cousinéry ; j’en ai TU deux autres dans la collection de M. le général Guilleminot.
La forme oblongue et globuleuse de ces médailles n’a point de rapport avec celle des médaillés de la Thrace ; elle se rapproche beaucoup plus de celle des médailles de l’Asie, et surtout des statéres frappés dans la Mysie et daus rionie (i).
Je rapproche de ces médailles les trois autres que je viens de décrire sous les n” 3, 4 et 5.
Celle du ii“ 3 est gravée dans la Description du cabinet de M, Allier (a) ; celle du n° 4 n’en diffère que parce qu'elle donne une lettre de plus , a, et qu’au lieu de map, on y lit hapu.
Celle du n" 6 est gravée dans le Catalogue du musée de Hunter^ par le docteur Combe (3), et reproduite dans Mionnet (4). L’exemplaire du Cabinet de France (5) a , de plus , dans le carré , un a.
(i) M. de Cadalvène les attribue à Cyme d^Æolide. (a) Pag. , pl. 111 , n* 1 1 .
(3) Pl. XXXV, fig. 19.
(4) Suppi.^ tom. II. pag. 334, n"* 81a.
(5) fllionnei, tom. I, pag. 388, a” i&3.
■L’analogie de toutes ces médailles pourrait leur faire assigner une origine commune ; mais je pense qu’elles n’appartiennent point h Maronea.
Les initiales map. et mapû. doivent être celles du mot MAPUNOî qui se trouve sur la médaille n“ 6.
Quelle que soit la manière d’interpréter le mot MAPûNos , il est évident qu’il ne peut s’attribuer à la ville de Maronea mapûneia.
Toutes les médailles de cette ville portent la légende mapûnitûn, des habitans de Maronée.
Eckhel avait pensé que ce nom pouvait être
celui du fondateur de la ville (i); mais nous trouvons le meme nom sur une autre médaille, n® 7, précédé de la préposition Eni , ce qui prouve que c’est un nom de magistrat.
Ce nom se trouvant du coté du cheval sur la médaille n“ 5, qui porte au revers un a , il se pourrait que cette dernière lettre fut l’initiale du nom d’une ville.
(1) Doctrina y tom. II, pag. 34.
Cependant , nous croyons plus convenable, par le rapport des types , de rapprocher ces médailles de celles d’Erythrée d'Ionie , sur lesquelles nous voyons un fleuron semblable à celui du revers des médailles que nous venons de décrire.
Nous avons publié , dans la Description des médailles de M. Allier de Hauleroche (i), deux médailles de cette ville, représentant d’un côté un homme nu retenant un cheval en course , et portant au revers les lettres epto, et une fleur épanouie, tout-h-fait semblable a celle que l’on voit sur les médailles précédentes. Cela pourrait faire donner à la même ville toutes ces médailles.
Les deux premières, de style tout- à -fait primitif, offrent la singularité de deux carrés creux de grandeurs inégales , dont la réunion , sur le même flan , est une chose absolument nouvelle. Le fleuron de celle du n” i est le même que celui de notre médaille d’Erythrée;
(i)Pl, XIV, u"‘ 25 et a6.
celui de la médaille de M. le général Guilleminot, u“ 2, est très-remarquable.
Celte médaille est d’un travail un peu meilleur que la notre ; le revers surtout est d’une conservation parfaite.
Le fleuron qui occupe le grand carré est divisé en quatre parties distinctes qui semblent autant de fleurs,, ayant chacune cinq pétales, mais dont deux sont différentes des deux autres. Il est difïicile de reconnaître bien parfaitement l’espèce à laquelle appartiennent ces fleurs. Les deux premières ont un calice d’où sortent cinq pétales en éventail, ce qui en suppose huit ou dix , puisqu’elles ne sont vues que de profil. Les deux autres fleurs ont quelque analogie avec le tournesol.
Le type du demi-cheval avait pu faire penser que ces médailles appartenaient à Maronée; mais cette ville n’est pas la seule où il se rencontre; il est le type de Syracuse, de Cumes dans la Campanie , de Cyrae d’Æolide , de plusieurs villes de la Thessalie,d’Atarnea deMysie, et de beaucoup d’autres.
Nous trouvons le cheval sur des médailles
que ; le demi-cheval annonce une époque plus ancienne , que la forme des lettres indique aussi.
Sans prétendre décider la question , nous nous résumerons en disant que ces médailles ne paraissent point appartenir à la Thrace,et qu’il est probable qu’il faut les attribuer a quelque contrée de l’Asie, telle que la Mysie ou l’Ionie.
d’Erythrée, d’un beau style et d’une belle épo-