ALBERT CARRE
l'iL est un directeur qui soit arrivé en son temps à la tête d'un théâtre comme celui
fde rOpéra-Comique, c'est bien M. Albert Carré. Aux situations nouvelles, il faut des hommes nouveaux. Insensiblement, par la force des choses qui amène des modihcations incessantes dans l'élément producteur, l'Opéra-Comique avait des tendances à se transformer en théâtre lyrique. Les œuvres de l'ancien répertoire, dont on ne conteste ni la valeur, ni l'opportunité pour l'époque à laquelle elles apparurent et qu'il est inutile de combattre pour mieux affirmer la vitalité de l'école nouvelle, avaient fait leur temps. Bien qu'un certain public leur restât fidèle, elles n'obtenaient plus la faveur des artistes et des amateurs, qui pensent ajuste titre que l'art ne doit pas être immuable. Ces pièces, mélange hybride de musique et de parler, devaient, en un temps plus ou moins rapide, laisser la place à des compositions dans lesquelles la musique restait seule en jeu et où l'élément dramatique allait jouer un rôle plus important. Il ne faut pas l'oublier du reste, la transformation très marquée qui s'est