DEUX TROUBADOURS
CLOVIS HUGUES i^)
L'Académie, qui n'est pas infaillible, a pourtant fait preuve de lucidité et d'impartialité, lorsque, parmi les nombreux volumes de vers parus ces derniers mois et pour la plupart sans doute soumis à son appréciation, elle a choisi ces deux livres, La Chaisson de Jehanne d'Arc et Le Songe d'Amour, pour leur partager également et fraternellement le prix Arclion-Despérouses, réservé annuellement, comme on le sait, aux ouvrages en en vers. Or, il est à remarquer que les deux auteurs couromiés sont deux vrais troubadours. Ce n'est point qu'ils écrivent dans l'idiome cher à quelque Geoffroy Rudel ou à quel(|ue Roumanille, mais s'ils ne parlent pas le langage de la Provence, ils en ont l'àme légère et chantante.
(1) Œuvres poétiques : Les Kuocaiions ; La Chanson de Jehanne d'Arc. — Bibliothèque-Charpentier.
Tous deux apparemrtient composent sur les bords de la Seine^ mais tous deux sont nés sur les rive& du Rhône, dont précisément Mistral, ce prince de& troubadours contemporains, a dit le flot légendaire et inspirateur, dans le Poème du Rhône \ — et l'un est de Marseille et s'appelle Clovis Hugues, et l'autre qui se nomme André Rivoire est de Vienne en Dauphiné.
Clovis Hugues ! Qui n'a remarqué, et d'abord ce nom et ce prénom qui réunis rappellent les chefs de deux dynasties royales et sont portés - ironie charmante ! — par un démocrale à tous crins ? Qui n'a remarqué aussi le rôle original, et d'ailleurs inoffensif, joué dans la troisième République parce député-poète, qui est une antithèse vivante, non seulement par son appellation, mais par ses diverses professions et ses diverses inspirations? Donc, son métier est d'être un habitué du Palais- Bourbon, tandis que son vrai goût, je crois, est d'être un habitant du Parnasse. Il vote connne un socialiste, il pense comme un positiviste, et il rêve comme un mystique II est savoureux par sa figure joviale et narquoise, et aventureux par ses cheveux en coups de vent, longtemps ébouriffés par le mistral. Il est de la Canebière par sa verve finaude, mais il est de la Méditerranée par son idéalisme ensoleillé. Il avait écrit les Evocations.
OÙ il y a de tout, des vers candides sur les enfants, des vers linipides sui' ia nature, des vers splendides sur les héros. Jusqu'tà sa dernière œuvre, il semblait réussir particulièrement dans l'apostrophe. Je me rappelle des vers de lui au tsar qui sont d'une allure magnifique, et des vers de lui sur le Christ qui sont d'une philosophie contestable, mais d'une admirable envolée. Il parlait ainsi à Nicolas TI :
Or, puisque mon pays t'escorte
Sans peur du gouffre et du trépas,
Puisque la France jamais morte
S'est levée au bruit de tes pas ;
Puisque, grâce à toi, les épées
Se sont en un faisceau groupées,
Il ne sera pas dit. César,
Que je n'aurai point, comme un autre,
Salué de mon cri d'apôtre
La roue altière de ton char.
La vérité, toujours plus belle
Aux yeux du juste et du martyr,
Ne serait plus une immortelle
Si le poète osait mentir.
C'est elle seule qui me guide :
Je prends ton coursier par la bride,
Comme les bardes d'autrefois.
Et voici ce que je te crie,
Avec Fàme de ma Patrie
Dans la poitrine et dans la voix...
Sur Jésus, il s'exprimait ainsi :
Eh ! que nous parle-t-on encore
De la rayonnante Pitié
Que le vieux monde vit éclore
Dans le sang du Crucifié?
A-t-il donc été le seul Juste ?
Croit-on que le Progrès auguste
Au pied du gibet s'arrêta
Et que l'esprit n'a d'autre règle
Que de balancer son vol d'aigle
Sur les hauteurs du Golgotha ?
Clovis Hugues semble oublier ici que s'il est quelqu'un dans l'histoire qui ait libéré V esprit des mailles stupides et stériles de la lettre^ et lui ait ainsi permis un vol infini et créateur, c'est précisément le Galiléen,le roi des idéalistes et aussi le premier des socialistes. Mais ce socialiste-là fondait la cité non seulement sur la solidarité, comme on dit aujourd'hui, mais aussi sur la charité, — solidarité est un beau mot, mais pourquoi bannir charité qui a de la grâce? Toujours la peur des mots ! — non sur une équation algébrique, mais sur un sentiment et un devoir, non sur une froide Justice mais sur le fraternel Amour, car la Justice et l'Amour ne s'opposent pas mais se complètent, ne font pas deux mais ne font qu'un. Laissez donc tomber, ô poète, les écailles du politicien.
A chaque siècle un Christ arrive, Qui s'assied, immortel convive,
Au banquet de l'Humanité ;
Et les uns écrivent : « Justice ! »
Où l'autre écrivait : « Sacrifice ! »
Vers IHogiques en tant que pensée, comme si en effet la Justice était possible sans un perpétuel sacrifice, mais beaux vers par le souffle et la facture. Les strophes de ce Hug-ues rappellent sans trop de désavantag'e celles de Hugo.
Mais dans le romantique on devinait déjà le troubadour à je ne sais quelle facilité d'impressions et mobilité d'enthousiasme^ car vous savez que la contradiction s'appelle enthousiasme chez les^ poètes, surtout chez les poètes du Midi. Ceux du Nord ont plus de gravité et de fixité. Mais auxfélibres, ces Athéniens de Provence, s'applique à ravir la définition du poète donnée par Platon: « Le poète est un être léger, ailé, sacré, qui ne peut rien composer avant d'être inspiré, hors de lui, privé de sa raison. »
« Hors de lui » : et c'est ainsi que Clovis Hug'ues est sorti de son siècle et de lui-même pour se faire naïf et pieux avec Jeanne d'Arc. Il a quitté la peau du libre-penseur pour le tendre et frissonnant épiderme d'un page amoureux du divin, du merveilleux... et de la Pucelle :
Je la suivrai des chaumes au palais, Dans la ferveur innocente et sereine D'un petit page amoureux de sa reine.
Le premier mérite, en effet, de ce nouveau poème sur Jeanne d'Arc — elle en avait déjà inspiré tant d'autres ! — c'est d'être simple sur un sujet simple. Au lieu d'aborder une liéronie populaire avec des procédés littéraires, au lieu d'écrire sur elle, comme ses devanciers, des épopées ou des tragédies à la façon classique, il la dira à la façon des vieux trouvères en une Chanson écrite en vers de dix pieds, et divisée en plusieurs gestes. Il se gardera bien d'embellir la matière, comprenant qu'ici tout enjolivement serait contresens ou non-sens, et que Jeanne à elle seule doit être toute la poésie.
Jehanne a plus de rêves que le Rêve ; Elle est son chant, sa joie et son sanglot Comme le flot a pour miroir le flot.
C'est elle qui, pure comme sa gloire, Profil de songe apparu dans l'histoire, Fière lionne ayant cœur d*agnelet, Me dictera le poème qu'elle est.
Hardi ! sans coudre à son manteau de guerre Fable héroïque ou fiction vulgaire Qui lui seraient inutiles grelots, J'évoquerai sa vie en des tableaux Coloriés comme vitraux gotliiques.
Il se gardera surtout de laisser se glisser dans l'œuvre une intrigue galante qui ne serait plus seulement incomprébension mais profanation. Il évitera bien entendu les inventions libertines d'un Voltaire, mais aussi les inventions romanesques
MÉDAILLONS DE POKTKS 321
d'un Schiller. Tout poème sur la Pucelle doit être essentielleiueut et inliniment pudique. iVucuu désir terrestre et sensuel ne doit roder autour d'elle. De Vaucouleurs à Cliinon, il y a loin, et cette jeune fdle passe les jours et les nuits entre des soudards. Mais elle idéalise et ang-élise tout :
Les bras en croix, les deux jarrets liés Au justaucorps qui lui serrait les hanches, Elle a dormi sous les étoiles blanches Entre Jehan de Mets et Poulengy, Sans qu'un instant son bon ange ait rougi ; Et l'un ou l'autre, oubliant qu elle est belle, A sommeillé près d'elle, tout près d'elle, Très chastement et sans frisson charnel. Comme s'il eut reposé dans le ciel Tout à côté de la Vierge Marie. ^
Ne me parlez donc pas d'une Agnès Sorel sauvant un royaume et rouvrant chez un roi les sources du courage qu'elle a au contraire taries. Les héroïnes et les patronnes des patries furent toujours chastes. Tous les amours dans Jeanne d'Arc se fondirent dans cet unique et immense anîour, celui de la France.
Et c'est là un autre attrait de ce beau poème de Clovis Hugues : il est tout imprégné d'un patriotisme aussi touchant (|ue généreux, et aussi large que profond. Sa iehanne est bien celle de l'histoire: et sa vierge n'a rien de la virago. Elle aime
la France jusqu'à la mort, elle l'aime et la sauve, mais sans haïrrétranger. Elle fait la g-uerre, mais avec une àme pacifique. Avant la bataille elle dit aux Anglais :
Retirez-vous, je ne vous veux point mal. Alas! le cœur me saigne, quand je pense Qu'il nous faudra sous la pique et la lance Vous culbuter dans le large fossé...
Vous êtes tous les fils du même père : C'est le divin Sauveur en qui j'espère. Ce père veut, étant le nôtre aussi, Que nous cessions de nous haïr ainsi, Et que la paix entre nous refleurisse Dans la bonté, l'amour et la justice.
Api es la bataille, elle î-auve les blessés :
Elle s'élance, elle voit un soudard Terrible, ayant braise dans le regard.
Lequel poursuit de sa rage impunie Un pp.uvre Anglais tout râlant d'agonie. Elle crie : — En nom Dieu, qui que tu sois, Je te déclare ici mauvais François.
Et le jour du sacre, à Reims, bienlieureuse, elle glisse ce mot à l'oreille de son père :
— Père, je n'ai jamais tué, jamais!
Tout cela est admirablenuuit compris. Jeanne d'Arc n'est pas celle (|ui tue, elle est celle qui guide. Elle porle le glaive, nun's surlout l'étendard. Aussi toute une r/estedu poêle inlilnlée A/ Bannière Q^V-
elle consacrée à l'oriflamme de la Pucelle, toule flottante dans l'azur et dans la gloire avec ces deux mots inscrits sur l'immortel tissu, ces deux mots qui depuis Jeanne d'Arc surtout ne peuvent plus se séparer dans le langage de France: Patrie et humanité.
J'insiste surtout sur l'esprit de l'œuvre, la valeur de l'ensemble, mais les détails du reste, en sont charmants, riches de pittoresque et de couleur locale. (( L'histoire est une résurrection », disait Michelet ; c'est vrai^ mais c'est bien plus vrai encore de la poésie. Dans la Chanson de Jehanne d'Arc, Jehanne d'abord, puis ses compagnons d'armes ou ses adversaires, Dunois, La Hire, Talbot, autant de portraits réussis ou de silhouettes ressemblantes. Comme les bonsimagiers du temps, Clovis Hugues simplifie pour être plus expressif. En deux vers il peindra le Dauphin :
Mignon, fluet cornme une damoiselle, Le front pâlot, sans un poil au menton.
Ailleurs pourtant le poète est plutôt un virtuose qu'un primitif. Il est raffiné par excès de candeur voulue. Il aime trop les mièvreries, les mignardises, les diminutifs. Chez lui l'agneau s'appelle agnelet, l'oiseau, oiselet, la bergère, bergerette ; et par suite le joli y devient joliet. On n'est pas troubadour impunément. Etce qu'il fallait à Jeanne,
c'est un trouvère plus qu'un troubadour. N'importe ! l'œuvre est inspirée ; et puisque ce premier volume s'arrête au sacre, à la journée triomphale, nous espérons que le second, consacré aux journées douloureuses et au martyre de l'héroïne aura moins de joliesse et plus encore de beauté.
Jr:
iNDRE RI VOIRE (^
André Rivoire ne ressemble que d'assez loin à Clovis Hugues. C'est aussi un troubadour par son âme impressionnable et sa poésie coulante, mais un troubadour tourné vers le rêve et la vie sentimentale, non plus vers l'histoire et la vie sociale. Clovis Hugues eût sonné des sh've?ites comme Bertrand de Born ou Guillaume Figueira, André Rivoire eût rimé des ca?2S07ies comme Bernard de Ventadour ou Arnaud Daniel. L'un reste souvent un tribun ou un polémiste môme en vers ; l'autre, bien que compatriote de Ponsard, n'est pas du tout oratoire : le premier aurait excellé sur le forum ou dans les camps, dans le camp des Albigeois, par exemple, le second aurait brillé dans les cours d'amour, et sa (( dame » est moins héroïque que la Pucelle.
(1) Les Vierges ; Berilie aux grands pieds ; Le Songe de l'Amour. — Lemerre, éditeur.
MÉDAILLONS DE POKTKS 325
La grâce, une grâce molle et souple, la sinuosité, une sinuosité transparente et pure : telles sont en effet les qualités (listinctives (rAndré Rivoire. Je ne voudrais pas fonder une appréciation sur un jeu de mots : pourtant je ne puis lire des vers de Rivoire sans qu'ils me donnent l'impression d'une rivière, d'une rivière limpide, sinon profonde. Cette poésie ne traduit pas, elle reflète ; elle n'est pas un signe, un langage, elle est un miroir. Elle baigne les idées, les sentiments et les choses d'une clarté fluide et douce.
C'est Fhiver: mais la chambre est tiède autour de nous.
Je regarde mourir un pâle chrysantlième.
Je suis triste. Je me demande si je t'aime.
Ma main, dans Tombre, hésite au bord de tes genoux.
Je songe que la nuit, doucement, est venue ; Pourtant le jour encor semble se prolonger, Comme se survivant enjun reflet léger De lointaines blancheurs où l'ombre s'atténue.
Le ciel, depuis hier, s'émiette en flocons lents. J'ai ce vague besoin qu'à mon front tu te penches : Afin qu'il me soit doux comme la neige aux branches, Pose ton baiser frêle à mes ^tux nonchalants.
Et de même, pourrail-on dire, au front nonchalant du poète, la Muse pose un baiser frôle, trop frêle peut être^ mais si charmant dans son indécision et son inachevé, car cette rivière, ayant la transparence, a aussi la nuance. Elle définit l'indé-
finissable. Elle reproduit ou réfléchit toutes les demi-teintes des paysages ou toutes les fug^itives mélancolies des visages.
Nous sommes là tous deux, vagues. Nous nous aimons. Je né sais rien de plus, je ne puis rien te dire, Sinon que j'entrevois un peu de ton sourire, Et qu'une brume au loin tremble au contour des monts.
Et que c'est un décor de teinte monotone
Qui s'harmonise avec tes 3^eux irrésolus,
Et qui n'est pas encore, et qui pourtant n'est plus.
Ni tout à fait l'hiver, ni tout à fait l'automne.
L'heure même indécise autant que la saison,
Ou n'est pas encor claire, ou n'est pas encor sombre ;
Il peut sortir du jour, il peut sortir de Tombre
Du crépuscule lent qui traîne à l'horizon.
Un peu de vent tressaille aux pentes du coteau...
Comme ce dernier vers est délicieux ! C'est de la poésie faite avec rien ; mai*, de ces riens suaves et songeurs je suis singulièrement épris. Je cite pour mon plaisir :
Prends ton visage triste, à peine douloureux, Ton sourire immobile où rêve du silence...
Elle était devant moi dans sa robe légère
En qui tout l'été bleu semblait survivre encor...
Vous laissez en pitié tomber votre sourire. Ou traîner la tendresse errante de vos doigts...
L'heure est mélancolique et j'ai pitié de nous. Un besoin de tendresse a passé î^ur vos lèvres...
J'ai senti s'incliner nos âmes fraternelles Au poids du même rêve et du même souci : Une ombre intérieure emplissait vos prunelles ; Mais tout votre visage était comme adouci.
Ces impressions sont fuyantes, mais enveloppantes et pénétrantes. L'écneii du i^ien en poésie, c'estîa préciosité, la ténuité, la monotonie. Rivoire y échappe — en partie — par sa frissonnante et exquise sensibilité. Son inspiration était un peu mince dans son premier volume, Les Vie?^ges (^), un peu luiageuso ou moyenâgeuse dans sa deuxième publication poétique, Berthe aux grands pieds (-), mais dans le Songe de V Amou7\ tout en gardant suffisamment de pénombre et de mystère, elle est plus douloureuse et plus person- Delle. Sans doute il nous redit une chanson très connue, un vieil air comme il le dit lui-même, mais il transpose avec un cœur qui est bien à lui les mélodies des maîtres. Il donne une heureuse variante tantôt à un vers de Lamartine :
Celle qui ne doit plus venir Ma dépeuplé tout l'avenir ;
tantôt à un sonnet de Ronsard:
(1) Lemerre, éditeur.
(2) Lemerre, éditeur.
Parfois je tïmagine avec des cheveux blancs, Avec un petit corps vieilli qui se dérobe, Et qui s'indique à peine aux plis que fait la robe ; Ta main sur moi se pose en gestes indolents.
Mais ton visage ancien transparait sous tes rides ; Tes yeux ont survécu, limpides et fleuris Tu ne regrettes rien puisque tu me souris, Sous ton petit bonnet de tulle à larges brides.
Nous aimons respirer de lointaines odeurs ; Le temps nous a guéris du désir et des fièvres. Toute parole est pure en passant par tes lèvres ; Même nos souvenirs ont d'exquises pudeurs...
Le monde autour de nous s'apaise et s'atténue ; Les couleurs et les bruits, tout se voile et s'éteint. Chaque jour, notre corps nous semble plus lointain. Je te vois telle enfin que je t'ai méconnue
Comme nous étions fous ! Que de baisers perdus ! Nos âmes d'autrefois étaient deux étrangères, Kt ne cherchaient dans les étreintes passagères Qn'un égoïste espoir des frissons éperdus.
Dans le fauteuil oà la vieillesse nous enchaîne, Purs et libres de tout ce qui nous séparait. Le meilleur de notre ame à présent s'apparaît. Et nous nous comprenons devant la mort prochaine
« Limpi(I(\ sinon profonde », ai-je dit plus haut. Je retire sinon, Enlin je sais gré à ce jeune poète de nous exprimer toutes les subtilités des symbolistes, mais dans une langue et une versification
qui ne sont pas les leurs, de nous épargner les obscurités prétentieuses et les énigmes baroques aussi bien que les rimes insuffisantes et les coupes équivoques, et de préférer l'art de « faire difficilement des v^ers faciles » à la mode de faire facilement des vers difficiles.
Apres cela, je sais bien que celte poésie ne dépasse guère les limitas de Timpressionisme. Mais André Rivoire est jeune : il est encore à Tàge du sentimentalisme. Je crois qu'on peut lui faire crédit et qu après les tendres élégies songeuses viendront les poèmes d'bumanité.