‹ Médaillons romantiquesChapitre 25 sur 121 · Victor Pavie : Le Pécheur de Strusboury hi'kiil · texte numérisé non relu

Victor Pavie : Le Pécheur de Strusboury hi'kiil

Ce colosse « dont le regard morne et immobile le foudroie » lui apparaît comme « l'ombre d'un homme mort du temps de Wieland ou de Schiller » . Il s'émeut à l'aspect de cette « forte tête relevée d'un front proéminent, et portée comme avec respect sur ses robustes épaules », au son des paroles proférées par « cette lèvre dédaigneuse qui se détend comme un arc dont la corde a tremblé ' ».

« Hier, comme il s'approchait, écrit- il -, et que j'étais assis, et que mon oreille portait tout près de sa poitrine, j'écoutai: pas plus de palpitation que dans la poitrine creuse du Commandeur. S'il allait se dissoudre et se pulvériser à nos pieds, surpris dans l'illusion de son éternité ricaneuse, brisé dans les ressorts de ce fatal mécanisme dont le Dieu qu'il a rayé du monde possède le mouvement et le secret ! «

Aussi éprouve-t-il le besoin de fuir parfois, pour errer dans Weimar, où d'ailleurs il se perd, « chose indispensable, dans une ville sans ponts ni coteaux, d'où Luther a déraciné les clochers et Karl-Auguste les bastilles », ou pour « rêvev de Mayenne et de Loire », accoudé à la fenêtre de sa chambre.

Page 1