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Tableau île la poésie française au XVI^ siècle

2. LeUre de Sainte-Beuve à Victor Pavie, du 1" octobre 1839 f inédile .

180 A!lî:nAILLONS ROMANTIQUES

ce qui VOUS coiiN ii'iil. Iiii|iiimcz ri piililicz l;'i-l)as. dr- |)osez ici clicz Tccliciier. >'<■ comptez sur aucuu i)rofi( : espérons que vous ne perdrez pas. Voilà loute la perspective comme je la vois à voire publication palrioliquc Je serais liop licinriix (Itii èlre pour vouloii' ricu autre chose.

Étant plus occupi' (|iir jr ne puis dire, j'attendrai. |«»ur m'occuper de lien, (pu* j'aie tout ce (pi'on peut espérer de M. (irille. Alors, nous verrons à nous mettre au travail. Je lais toujours les choses au dernier moment, mais j'y mets tout mon feu.

Merci du volume de Th('-o lore, (pii m'est arrivé à mon |2;rand ])laisii".

Serrez pour moi la main à votre excellent itt*re, olTrez

tous mes hommages à .M""' Pavie et au petit iiénie du

foyer; a-l-on des nouvelles de Tliéoitore?

De cœur.

S.\i.\te-Belve.

Un mol dès (pie M. Grille aura parlé.

Ce M. Grille, dont il s'agit d' « obtenir les paperasses», est celui que la lettre de Sainte-Beuve citée plus haut traitait irrévérencieusement de « vieux grimaud » et de « savant avare ». Antiquaire érudit et collectionneur passionné, il avait fait de sa maison l'asile d'innombrables richesses d'art ou d'histoire dédaignées par leurs indilTérents détenteurs. Mais ne pénétrait pas qui voulait dans le sanctuaire, et surtout n'usait pas qui voulait des trésors entassés. Les visiteurs désin-

léressés qui se présentaient en curieux ou en admirateurs étaient, d'ordinaire, les bienvenus : les chercheurs de documents étaient reçus avec la plus extrême méQance, et fort souvent éconduits. M. Grille « n'avait qu'un défaut, c'était un resserrement singulier à l'endroit des communications historiques. On parlait de ses manuscrits et de ses textes comme de choses merveilleuses, entrevues par la serrure d'une porte dont nul que lui n'avait la clef ».

Ni les cajoleries, ni la perspective d'être « cité avec honneur», ni le souci de la gloire de Du Bellay ne purent le fléchir. La seule ressource qui restât aux éditeurs était de rire de leur déconvenue.

Mon cher Pavie^,

Tout cela est bien plaisant, cii clicl. et si nous ne faisons pas un '](mv une nouvel le denolrearchivisle, je crois (jue nous n'en ferons rien du loiil. L'accroc ne doit pas nousemptVlicr d'aller; mais, jxnu' l'édilion au point de vueangevin. il y aura bien des lacunes. II faudrait des notes à propos des amis à (|ui iMi licilay adresse ses sonnets. Enfin, tâchons de nous en liit-r avec convenance et soin. Je vais ri'liic mon l>ii llcllay. 1! y a tant de mauvais vers ol cnnuyrnx. (|ui' jr crois (|n'on pourra

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