‹ Médaillons romantiquesChapitre 71 sur 121 · Li'lliT (Ir \ iitdi l*;i\ii> à son IVri-c inihlilc · texte numérisé non relu

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l'atelier de DAVID d'angers 235

lequel il s'est pâmé d'extase, ainsi que devant une tète rivale d'exécution et de génie, celle de Lamartine.

Les traits de ces nobles tètes romantiques avaient dû frapper plus que d'autres le romantique fervent qu'était Victor Pavie. Et, sans doute, s'il aperçut quelque jour, dans l'atelier de son ami, Népomucène Lemercier ou Casimir Delavigne, il dut être moins heureux de cette rencontre que de celle de Lamartine ou de Chateaubriand.

Mais il est bien vrai que le sculpteur, en dépit de son éclectisme, en dépit de certaines tendances de nature, de certains sentiments qui l'auraient facilement attaché aux classiques, avait résolument donné ses préférences à la jeune école. La « liberté dans l'art » était un mot d'ordre bien fait assurément pour lui plaire. 11 y eut aussi et surtout à cette alliance des raisons d'amitié. Le cœur, chez David, dictait bien des mouvements à la pensée. Le chef-d'o'uvre de cet enfant de la Révolution, de ce fils de bleu, traîné à travers les champs de bataille de la N'endée sur l'affût d'un canon, n'est-il pas la statue de Bonchamp, admirable monument de reconnaissance à la mémoire d'un ennemi généreux ? Du jour où David lut l'ami des Hugo, des Sainte-Beuve, des Lamartine, il le l'ut tout entier.

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Le romantisme, c'était aussi l'enthousiasme un peu désordonné pour le grandiose, le gigantesque, le colossal. C'était le culle de la pensée intérieure, du moi, de l'être intime, substitué au culte de la forme extérieure, le mouvement spontané remplaçant la pose noble. Et de tout cela David était épris. D*a\oir vu, un jour, lord Byron passer au galop de son cheval ruisselant d'écume sur le Lido, et de n'avoir pu saisir son geste insaisissable, il se désolait encore longtemps après cette rencontre.

Le romantisme, c'était encore l'éclosion d'une littérature proprement nationale dans ses sources et ses inspirations. Il n'en fallait pas davantage pour séduire ce Français aimant assez ardemment son sol et « jusque dans ses verrues » pour préférer aux plus immaculés Paros le granit breton et l'ardoise angevine.

Les hasards de l'exil l'ont amené, en 18o2, à Athènes. Rêvant en face de l'Acropole, tandis qu'auprès de lui coule l'Ilissus, et que le soleil se couche sur la monlagne d'Eleusis, il ne peut se laisser prendre à ces beautés étrangères, et, détournant tristement ses regards, il écrit ' : « Toutes ces magnificences ont bien quelquefois

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