‹ Médaillons romantiquesChapitre 74 sur 121 · Fraiîmenl de letti-e im-lit. de déci-mbre · texte numérisé non relu

Fraiîmenl de letti-e im-lit. de déci-mbre

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avisé, qui la garda de jamais renoncer, pour écrire, à aucune des grâces de son sexe.

l'eu (le temps après l'apparition des Poésies cTune femme, écoutez de quel ton modeste, et qui n'est certes i»as celui d'un bas bleu, l'auteur explique comment fut composé son premier livre, s'excusant presque de l'avoir publié:

10 janvier 1830'.

Mon Dieu, monsieur, que vous auiiez eu grand lort de ne pas céder au désir de m'écrire: vous m'eussiez privée d'un grand plaisir. Si vous saviez combien je suis surprise et joyeuse de votre sutTi-aj^e et de ceux de vos jiinis! En vérité, je suis bien loin de nie croire digne d'un éloge. J'écrivais sans bul. sans encouragement. J'écrivais lorsque j'étais triste, ou. lorsque je songeais aux poêles de chez vous, ou bien encore lorsque je m'ennuyais, et les feuilles volantes s'égaraient, et moi je les oubliais, car il faut vouloir j)laire à quelqu'un, il faut espérer une récompense quelconque pour avoir de la persévérance et le goût des vers, dans un i)ays où si peu de gens aiment à sentir et à penser. Aussi, sans mon cousin qui m'a bien tro|) tlattée dans sa préface, j'aurais toujours méconnu cette joie si vive de l'amourpropre flatlé, et l'orgueil d'être jugée favorablement p;ir ceux dont j'admire tant les talents.

1! y a un mois à peu près, j'adressais en même lenqjs (|n"à vous, monsieur, deux volumes à M. Sainte-Beuve.

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