‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 27 sur 217 · DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

DE LA RESPIRATION

La respiration est la fonction par laquelle l'air s'in-r troduit dans un organe spécial pour y subir une décom^ position et céder aux fluides, qui y circulent^ un de ses principes qui les rend propres à vivifier nos tissus,

L'air atmosphérique est l'agent principal de la respiration et ses organes sont : la trachée-artère, les bronches et les poumons.

La trachée-artère est un tuyau cylindrique fibro-cartilagineux, placé sur le devant de la colonne vertébrale, qui sert de conduit au larynx et qui se bifurque dans sa partie inférieure pour donner origine à deux autres conduits qui pénètrent dans les poumons. Ces conduits sont les bronches qui se distinguent en droite et gauche. La droite est plus large, pluscourte etplushorizontalequela gauche.

Parvenus dans le poumon, ces deux conduits se subdivisent en deux autres ramifications qui se bifurquent à leur tour et, après un petit trajet, donnent origine à d'autres ramifications toujours moins volumineuses qui prennent toutes sortes de directions, et qu'il est très difficile de suivre jusqu'à leur terminaison.

La trachée et les bronches sont composées d'anneaux incomplets dans leur partie postérieure, et séparées par une membrane solide. Leur face intérieure est tapissée par une membrane muqueuse.

Les poumons sont deux organes spongieux, luisants, divisés en un certain nombre de cellules dans lesquelles pénètre l'air, et sur les parois desquelles s'entrelacent les vaisseaux qui contiennent le sang qui doit être assujetti à l'influence de l'oxigène contenu dans l'atmosphère. Ils sont placés dans la poitrine et séparés l'un de l'autre par le cœur et le médiastin ; ils se distinguent en poumon droit et poumon gauche. Leur couleur est d'un fauve pâle qui, plus ou moins, se rapproche du blanc ou du gris. Leur figure est assez difficile à déterminer ; le droit est divisé en trois lobes, le gauche en deux seulement. La face extérieure de l'un et de l'autre est polie et con-

vexe, en rapport avec les parois de la poitrine, mais, dans l'état normal, sans aucune adhérence ; la face intérieure est plane ou légèrement concave. Vers la moitié de sa hauteur se trouve l'insertion des bronches. Les poumons sont renfermés séparément dans les plèvres, membranes minces, diaphanes, qui tapissent intérieurement chaque côté de la poitrine et, de là, se reflètent sur chaque poumon. Leur surface interne, comme celle de toutes les séreuses à l'ordre desquelles elle appartient, est toujours en rapport avec elle-même, et chacune représente par conséquent un sac sans ouverture.

Ils. ressemblent à deux C qui se toucheraient par leur partie convexe ^c.

Us forment au milieu de la poitrine deux espaces triangulaires nommés médiastins, et distincts, antérieur et postérieur.

La respiration, dont nous avons jusqu'à présent indiqué les organes, s'opère au moyen de deux mouvements alternatifs de dilatation et d'abaissement des parois de la poitrine, appelés inspiration et expiration.

Ces mouvements ne s'effectuent convenablement que sous une certaine pression atmosphérique, et quand l'air est composé de 21 parties d'oxygène, 79 d'azote et d'une petite quantité d'acide carbonique.

La chaleur animale qui monte ordinairement de 30 à 32 degrés centigrades, semble dépendre en grande partie de la décomposition de l'air pendant l'acte de la respiration, qui a été considérée par Lavoisier comme une véritable combustion. Nous pouvons, suivant notre volonté, accélérer ou ralentir les mouvements respira-

toires, mais nous n'avons pas la faculté de les suspendre entièrement.

L'inspiration ou introduction de l'air dans les poumons, s'exécute de la manière suivante :

Le diaphragnie, qui fait une saillie dont la convexité est tournée en haut, se contracte ; son plan se trouve horizontal et repousse en bas les viscères abdominaux ; d'un autre côté, les côtes, sous l'impulsion des muscles inspirateurs, se soulèvent et donnent lieu réciproquement à l'ampliation de la poitrine.

Par suite de ces mouvements, le thorax s'agrandit, les poumons augmentent de volume ; l'air s'introduit par la bouche et par les fosses nasales, traverse le larynx, la trachée, les bronches, se précipite dans toutes les ramifications et dilate les vésicules pulmonaires, d'où il est enfin expulsé par l'expiration après une permanence de quelques instants.

La quantité d'air respirée dans chaque inspiration a été évaluée de 30 à 40 pouces cubiques, mais sa composition analysée à la sortie des poumons, est considérablement changée, car, au lieu de 21 parties d'oxygène et 79 d'azote, elle ne contient plus que 0,14 d'oxygène et 79 d'azote, mais reste chargée d'acide carbonique.

Ce changement a lieu par le contact de l'air avec le sang veineux qui, en s'emparant de l'oxygène, de noir qu'il était, devient rouge et capable d'apporter la vie à tous les organes soumis à son influence.

L'expiration dont nous n'avons pas encore parlé, s'opère par un mécanisme diamétralement opposé à celui de l'inspiration, c'est-à-dire que le diaphragme se

relâche en même temps que les muscles inspirateurs et la poitrine se retrouve alors resserrée.

Les organes de la respiration prennent aussi part à certains phénomènes qui se manifestent continuellement sous nos yeux, et qui sont : le rire, la toux, Téternuement, le bâillement, les soupirs et les sanglots.

Le rire, qui se manifeste généralement quand nous voyons ou écoutons des choses plaisantes ou agréables, est une succession d'inspirations fréquentes et courtes qui attirent et repoussent Tair avec un bruit particulier et variable selon les individus.

La tou^, toujours causée par une irritation des voies respiratoires, consiste en une forte expiration qui balaye les bronches et la trachée, et transporte en dehors les matières qui constituent les crachats, avec un bruit toujours reconnaissable, quoique changeant fréquemment.

L'éternuement a beaucoup de rapports avec la toux, mais avec cette différence qu'il est toujours moins fréquent, et occasionné par une irritation de la muqueuse nasale.

Le bâillement est une longue inspiration accompagnée d'une grande dilatation des mâchoires ; on baîUe quand on s'ennuie, quand on s'endort, quand on se réveille, et il semble que, dans tous ces cas, ce phénomène ait pour but de réveiller les puissances respiratoires affaiblies, ou de faire remonter les muscles du thorax au degré nécessaire à la respiration, toujours plus active pendant la veille que pendant le sommeil.

Les soupirs sont dans le même cas; ils se manifestent

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lorsque l'individu, fortement préoccupé, oublie de respirer suffisamrnent.

Pour cette raison, il est nécessaire que, de temps en temps, une inspiration profonde vienne compléter la dilatation des vésicules pulmonaires.

Finalement, le sanglot consiste en une contraction spasmodique du diaphragme, qui, déterminant l'entrée de l'air par sursauts, produit quelques inspirations brusques, sonores et fatigantes.

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