‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 28 sur 217 · DE LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

DE LA CIRCULATION

La circulation est le mouvement par lequel le sang, partant du cœur, est continuellement transporté dans toutes les parties du corps, et qui, par la voie des veines, retourne au centre d'où il était parti, .traversant les poumons, dans lesquels il reprend par son contact avec l'air, les propriétés nutritives qu'il avait perdues dans son passage à travers les organes.

Les instruments de cette fonction très importante, entièrement indépendante de la volonté, et nécessairement liée dans l'individu adulte à la respiration, sont le cœur, les artères et les veines.

Le cœur est un organe musculaire, de la grosseur à peu près du poing, irrégulièrement conique avec la base renversée en haut, placé dans la partie moyenne et antérieure de la poitrine, et un peu à gauche entre les deux poumons, dans le médiastin antérieur, et environné d'un sac séreux qui s'appelle péricarde.

Le cœur présente à l'examen deux moitiés séparées par une rainure superficielle, et quatre cavités ; deux de ces cavités sont situées dans le corps même de l'organe, et portent les noms de ventricule gauche et de ventricule droit; les autres deux, sous foi me d'appendices, communiquent avec les ventricules, et s'appellent oreillette droite et oreillette gauche.

Les communications entre les oreillettes et les ventricules sont munies de valvules ; celle de droite porte le nom de valvule mitrale, et celle de gauche, de valvule tricuspide.

Les artères sont des vaisseaux cylindriques destinés à porter le sang du cœur à toutes les autres parties du corps. Les parois de ces vaisseaux sont grosses, solides et se composent de trois membranes. Dans leurs derniers embranchements, les artères communiquent avec les veines au moyen de divisions extrêmement minces, auxquelles on a donné le nom de vaisseaux capillaires.

Les veines dont l'image et la structure diffèrent de celles des artères, sont destinées à recevoir l'excédant du sang distribué dans les artères et à le reconduire au cœur. Les membranes des veines sont aussi au nombre de trois, mais moins consistantes que celles des artères ; l'intérieur présente quelques valvules ordinairement placées près des embranchements, qui sont destinés à empêcher que le sang transporté par son propre poids ne puisse rétrocéder.

Démontré par Harvey dans le XVll® siècle, le phénomène de la circulation peut être facilement compris, malgré la complication qu'il semble présenter. Nous

l'expliquerons en quelques mots, et pour suivre plus facilement la circulation du sang, nous l'examinerons dès le moment où, ramassé dans toutes les veines du corps, il arrive aux veines-caves.

Ces veines, dans lesquelles aboutissent toutes les autres, versent le fluide sanguin dans l'oreillette droite du cœur qui se dilate pour le recevoir ; après, elle entre en contraction et le repousse dans le ventricule du même côté.

Porté, par ces vaisseaux, dans le poumon, le sang se distribue dans les embranchements de l'artère, dans tous les points de l'organe respiratoire et se trouve en contact de l'air atmosphérique ; alors il absorbe l'oxygène, et par sa combinaison avec legaz, de noirâtre qu'il était, le sang devient rouge, et s'introduit dans les veines pulmonaires qui le reconduisent dans l'oreillette gauche du cœur.

Celle-ci reçoit le sang oxygéné, se contracte et le fait passer dans le ventricule gauche qui, à son tour, le repousse dans l'artère aorte et de là jusqu'à l'extrémité des vaisseaux artériels.

La diastole, mouvement de dilatation dans les cavités du cœur, et la systole, mouvement de contraction, s'exécutent en même temps par les deux ventricules et par les deux petites oreillettes, de telle façon que, pendant la diastole des oreilletttes, se vérifie la systole des ventricules et vice-versà.

Ces mouvements alternatifs constituent les battements du cœur, toujours précipités par les émotions morales, la course, et par tous les efforts musculaires.

Pendant la systole, la pointe du cœur bat sur la paroi de la poitrine.

Poussé par le ventricule gauche, le sang artériel ou, pour mieux dire, le sang oxygéné, passe dans l'aorte, et de là se répand dans tous les organes au moyen des artères résultant de divisions et subdivisions innombrables que l'on rencontre dans toutes les parties du corps.

La marche de ce liquide a lieu par l'impulsion que le cœur lui communique, et aussi par une espèce de contractibilité qui anime les membranes artérielles.

Le pouls est le mouvement des flots produit dans chaque artère ; il rend toujours un compte précis de la fréquence, de la force, etc., des battements du cœur, et par conséquent, de l'état de la circulation. *

Dans l'individu adulte, et dans l'état de santé, le pouls bat de soixante à soixante-dix fois par minute ; il bat plus fréquemment chez les enfants et en général aussi chez les femmes. Après un certain nombre de subdivisions, l'artère dégénère en vaisseaux si petits, qu'ils ont

été nommés capillaires.

Le sang pénètre au moyen de ces vaisseaux dans tous nos organes pour y déposer ses* éléments nutritifs, et les vaisseaux capillaires reprennent ce fluide ainsi appauvri, et par les veines il est transporté jusqu'au cœur pour y être soumis une autre fois à l'influence de l'air dans les poumons.

Donc, le cœur est le centre de l'impulsion, les artères portent le sang du centre à la circonférence, et les veines le reportent de la circonférence au centre.

Page 1