‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 34 sur 217 · DU TEMPÉRAMENT · texte numérisé non relu

DU TEMPÉRAMENT

La prédomination de tel ou tel autre système d'organes, en raison de la différence plus ou moins notable de notre moral ou physique, constitue ce* que l'on nomme tempéraments. On en distingue quatre principaux isanguin, bilieux, nerveux et lymphatique.

On ne trouve nulle part un type parfaitement irréprochable de ces différents tempéraments qui, d'un autre côté,ont été établis sur des bases facilement attaquables. Par conséquent, pour décrire chacun d'eux, nous sommes obligés de réunir dans un être idéal les caractères disséminés sur plusieurs individus.

Tempérament sanguin, — 11 résulte de la prédomination du système circulatoire et offre comme signes physiques : un pouls vif, fréquent, régulier ; des muscles fermes, développés, mais ronds ; une forte couleur, une moyenne grosseur.

Signes moraux. — Une très grande susceptibilité, conception prompte, mémoire heureuse, caractère vif et joyeux, propension aux passions amoureuses.

Le tempérament athlétique, qui est une exagération du précédent, est principalement caractérisé par une force beaucoup plus grande, le système musculaire étant tellement développé qu'il paraît recouvrir tous les autres.

Le tempérament bilieux. — A pour cause l'abondance des sucs bilieux. Voici les signes physiques auxquels on le reconnaît : cheveux noirs, peau jaunâtre, pouls fort.

dur, fréquent, muscles durement développés, mouvements brusques.

Signes moraux , — Intelligence précoce, irascibilité, tendance à la persévérance, courage, audace, fermeté, souvent dissimulation.

Le tempérament mélancolique, qui n'est que le bilieux exagéré, se distingue principalement par une imagination assez lourde et par un caractère dissident.

Tempérament lymphatique, — Intelligence peu énergique, imagination sans énergie, passions médiocres, peu d'activité, de courage et de persévérance.

Tempérament nerveux, — Signes physiques. Coloration pâle, maigreur générale, muscles mous, pouls serré et fréquent.

Signes moraux, — Exaltation des idées, sensations vives, détermination prompte, caractère mobile, impérieux et agité jusque dans la vie d'étude ou sédentaire.

La fin de notre existence n'a jamais de limites fixes. Une discorde incomplète entre les lois qui régissent la vie constitue l'état de maladie, et un plus grand désordre amène la mort, en obligeant la matière à obéir à une loi entièrement opposée. La putréfaction est le sûr indice de ce dernier état. Il serait absurde de dire que notre vie finit à cause de la destruction de notre organisme. La cause de la mort est la cessation de cet acte vital que l'on nomme animation et vie, c'est-à-dire de cette mutuelle action entre l'activité sensitive de l'âme et Tact i vite de la matière.

Les physiologistes qui disent le contraire devraient trouver le moyen de nous décrire les lésions organiques qui surviennent chez un individu qui a cessé de vivre tout d'un coup, à la suite d'une joie inattendue, d'une grande frayeur, d'une décharge électrique, par un poison très violent et par d'autres causes analogues qui peuvent Subitement faire disparaître cette puissance qui, pendant le cours de l'existence, a su résister à toute maladie.

Résumé et Conclusions

La description des maladies et la manière de les soigner par rEléctro-Homéopathie sont présentées, dans le tableau suivant, par ordre alphabétique, et cela dans le but d'en faciliter la recherche. Plusieurs remèdes, au lieu d'un seul, sont indiqués pour une seule maladie parce qu'il peut arriver que le remède, grâce auquel on a obtenu une guérison, puisse ne pas triompher absolument de tous les cas possibles.

Dans le traitement de toute maladie, les antiscrofuleux conviennent aux individus chez lesquels prédomine le tempérament lymphatique, tandis que les antiangioïtiques sont les remèdes qui convienneut par excellence aux tempéraments sanguins; en d'autres termes, tout traitement doit avoir comme base principale un de ces deux spécifiques. Pour bien administrer cette matière médicale nul ne doit oublier qu'il faut partir de ce principe fondamental. L'on pourra pour cela consulter avec avantage les descriptions qui suivent, où chacun pourra discerner le traitement qui convient à chaque cas en particulier.

En dehors des cas particuliers nettement tranchés pour lesquels le discernement de chacun pourra conseiller des variations, on commencera toujours le traitement

avec Tun des remèdes qui sont d'abord indiqués dans les descriptions. On passera ensuite aux suivants lorsque l'expérience (ce qui peut durer quelques minutes et parfois quelques jours, selon les cas,) aura démontré que le premier remède n'est pas suffisant.

Lorqu'on prend alternativement plusieurs remèdes pour la même cure, on peut les prendre de différentes façons. On peut prendre un remède le premier jour, un autre le second jour, et un troisième le jour d'après. Cette manière d'alterner les remèdes est préférable quand on traite des maladies chroniques ; dans les maladies aiguës au contraire, on prend l'un des remèdes le matin, pendant quatre heures environ ; un autre remède pendant les quatre heures qui suivent, un troisième remède pendant un pareil laps de temps. Une autre manière d'alterner (à laquelle il faudra s'en tenir de préférence) consiste à à prendre à tour de rôle une cuillerée d'un des trois remèdes préparés en dilution. L'effet des remèdes est électrique, instantané, de sorte que si cinq minutes après qu'on a pris un remède on en prend un autre, l'effet du premier est déjà achevé, et n'est jamais troublé par un second remède.

On peut constater cet effet instantané des remèdes dans les douleurs. Qu'il s'agisse, par exemple, d'un spasme à l'utérus, buvez une petite cuillerée de l'eau contenue dans un verre où l'on aura préalablement fait fondre un globule d'anticancéreux, la douleur disparaîtra soudain.

Quand ou prend plusieurs remèdes en une seule fois, ilfaut surtout insister sur le remède qui semble convenir le mieux à la maladie que l'on traite. Si l'on emploie un

remède qui ne convienne, pas à la maladie, il ne sera jamais nuisible, mais ne produira pas d*eflfet; il faudra se hâter alors, comme nous l'avons dit plus haut, lui substituer un autre remède, ou bien encore changer la dose. Pendant la cure il n'est nullement nécessaire de suivre un régime spécial. Un vin généreux donne aux remèdes une efficacité plus grande. Se soumettra qui veut à la diète, nous faisons une exception pour les maladies graves, pendant lesquelles il sera bon de se soumettre, pendant la cure Electro-Homéopathique, à un régime lacté.

Il est bon de faire observer que l'effet d'un remède interne se manifeste pareillement quand ce remède est employé extérieurement : quand on l'emploie également et à l'intérieur et à l'extérieur, l'effet est double, et l'on obtient plus vite un résultat.

Si une maladie cède à l'action du remède, il faut en augmenter la dose parce que les remèdes sont semblables. Par la même raison, quand la maladie est grave et violente, il faut diminuer la dose du remède; dans les cas désespérés, cependant, on peut administrer des doses de 40 globules en une seule fois.

On ne doit jamais interrompre subitement une cure commencée, afin de ne pas s'exposer à une rechute. Pour éviter toute interruption on peut prendre des globules à sec pendant les repas.

La cure doit durer, non seulement jusqu'à la disparition des. symptômes delà maladie, mais jusqu'à la disparition de la cause, d'où résulte la nécessité de continuer, même après la guérison apparente, une cure moins

ennuyeuse en prenant, par exemple, quelques globules dans le vin aux repas, surtout après une grave maladie. Dans des cas désespérés, au lieu de la première dilution on administre 40 ou 50 globules par verre, et 40 ou 50 gouttes d'électricité blanche ou bleue. Das douleurs continues, des apoplexies, des fièvres malignes ont été vaincues en buvant 100 gouttes d'électricité blanche ou bleue.

L'électricité bleue arrête les hémorragies et même elle cicatrice les artères.

L'électricité appliquée au centre du crâne produit souvent de grands effets, parce que le cerveau étant l'origine de tous les nerfs, en agissant sur lui on agit sur tout l'organisme.

Quiconque veut se soigner avec l'Electro-Homéopapathie doit embrasser ces idées et suivre ces principes généraux.

ABREVIATIONS

S. pour Antlserof aïeux N^ i.

S* — Antlserof uleux N^ 2.

S' — Antlserof uleux N^ 3.

S* — Antlserof uleux N^ 4.

S^ — Antlserof uleux N<> 5.

56 Antlserofuleux N^ 6.

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