DE LA LOCOMOTION
La locomotion est la faculté par laquelle nous accomplissons tous les mouvements volontaires, soit pour échapper à un danger, soit pour nous rapprocher d'un objet qui nous intéresse, pour le retenir ou nous en emparer ; en un mot, c'est la faculté d'établir ou d'éviter des rapports avec les objets qui nous entourent.
Les principaux agents de la locomotion sont les os et les muscles. Les premiers sont les organes passifs, quand les seconds en sont les actifs, les os étant entièrement soumis aux contractions musculaires.
{Mouvements. — Les mouvements dont est capable l'homme sont infinis. Nous n'essayerons pas de les examiner tous, car nous dépasserions les limites que nous nous sommes tracées, nous nous limiterons simplement à indiquer le mécanisme des mouvements de progression, c'est-à-dire la marche, la course, le saut et la nage.
De la marche. — Dans ce mode de progression, qui de tous est le plus employé, et que l'on peut continuer pendant longtemps, l'homme est debout, droit et se meut alternativement sur les deux jambes. Le poids du
corps se porte d'abord sur la jambe qui reste sur le sol pour lui servir de point d'appui, tandis que l'autre est portée en avant au moyen de la contraction des muscles et de la flexion des articulations. Quand le pied, porté à une distance plus ou moins grande suivant les individus, est posé sur le sol, nous penchons le corps en avant pour pouvoir lever la jambe restée fixée en arrîère,et pouvoir effectuer la même opération que la précédente. C'est par une succession de ces mouvements que s'accomplit la marche, d'autant plus rapide que Ton lève plus vite les jambes et que plus grande est la* distance laissée entre un pied et l'autre.
Le saut est ce mouvement qui permet à l'homme de se lancer à certaines distances horizontalement ou verticalement ; il consiste dans l'extension brusque et rapide des articulations après leur flexion. Pour sauter il est nécessaire de produire jusqu'à un certain point l'efifet d'une baguette élastique que l'on courbe et qui se redresse brusquement quand on cesse de la ployer. Ce sont les jambes qui supportent le plus grand effort dans le saut, et c'est pour cela que ceux qui s'adonnent particulièrement à un tel exercice, comme, par exemple, les danseurs, ont les mollets très développés.
La course tient de la marche et du saut.
La nage. Ce mode de progression n'est pas naturel chez l'homme qui ne peut le continuer pendant longtemps et qui ne l'adopte qu'accidentellement.