‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 5 sur 217 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

des remèdes divers, qui, se succédant trop rapidement, ne font qu'amener une aggravation dans Tétat du malade. Tandis que, attaquée à son origine par les remèdes électro-homéopathiques ou complexes, qui l'arrêteront dans chacun de ses symptômes, la maladie dont on détruit la cause ne pourra pas se développer : et il n'est même pas nécessaire que tous les symptômes se manifestent, puisqu'en luttant contre les plus marqués, on prévient par ces remèdes la manifestation de ceux dits secondaires.

Mes remèdes électro-homéopathiques constituent donc un immense progrès dans le champ de l'homéopathie : je ne me fais pas d'illusion cependant sur la guerre acharnée dont ma découverte est l'objet de la part des diverses opinions médicales ; mais je lutterai contre tous les obstacles parce que je regarde cette lutte comme un devoir envers l'humanité souffrante. Il y en a d'autres qui se disent innovateurs de ma nouvelle science médicale : je les appelle des falsificateurs, car de telles innovations ne peuvent que produire des erreurs déplorables. Dieu veuille que la lutte soit abrégée et que ma découverte puisse triompher des ennemis du bien-être de l'humanité !

Par mon système électro-homéopathique j'ai donc voulu mettre le sang et la lymphe malades à même d'attirer à eux la substance la plus convenable à leur guérison et de délivrer chaque organe spécial des causes

XIV HTTRODUCTION

hostiles qui s'opposent au libre exercice de ses fonctions^ sans lui faire violence par des remèdes impropres à sa guérison. Voilà en peu de mots ma théorie et mes remèdes complexes ou électro-homéopathiques ne signifient pas autre chose. Pour chaque affection de l'organisme, qu'elle soit générale ou locale, affectant un organe spécial ou un groupe d'organes, il y a des remèdes qui par leur complexité couvrent non seulement la plus grande partie mais la totalité des symptômes de la maladie, de sorte que l'action simultanée de ces divers médicaments guérit à la fois la cause et les effets.

Il sera facile d'ailleurs de s'assurer que mon Électro- Homéopathie, qui a amené une si grande réforme dans la thérapeutique homéopathique d'Hahnemann, s'appuie aussi sur la physi3logie pour ce qui concerne cette action sympathique et attractive qui existe dans toutes les fonctions des êtres et des végétaux, qui, lorsqu'ils sont dans leurs conditions normales, obéissent tous à une loi d'appropriation, d'assimilation et d'analogie, qui leur fait absorber ce qui leur est utile, repousser ce qui leur est inutile et en particulier ce qui les dégoûte.

C'est l'organisme lui-même qui choisit, dans un groupe de remèdes subtilisés et dynamisés, ce qui est nécessaire à sa guérison.

Ainsi dans un remède composé, tel ou tel de ses éléments ne sera utilisé par l'organisme malade que dès

INTRODUCTIOM XV

qu'il rencontrera dans l'état morbide ou dans la maladie elle-mâme un quelque chose auquel il se heurte. Les astres éléments du même remède devront nécessairement être complètement inutiles» c'est-à-dire n'avoir aucune action médicinale» ne faire ni bien ni mal. Cette loi seule est capable d'expliquer comment un remède simple ou composé» pour peu qu'il soit administré homéopathiquement» passe totalement inaperçu pour un organisme en santé parfaite. Il est évident qu'une telle loi n'a plus sa raison d'être dès que les doses passent de l'homéopathie dans l'allopathie» c'est-à-dire dès qu'elles sont plus pondérables.

Chaque spécifique est formé» comme je l'ai déjà dit, de plusieurs médicaments qui» dans leur ensemble» couvrent complètement le groupe d'organes auquel ils sont destinés. Or» dans la complexité de ces remèdes» il y en a qui se portent nécessairement à la masse du sang» où tous les médicaments que chaque spécifique renferme» mis en relation directe avec les organes en souffrance» se prêteront un concours simultané» la maladie principale correspondant par là même au spécifique administré.

En effet, l'organe atteint absorbe les médicaments qui lui conviennent ; les autres médicaments» subdivisés» seront absorbés à leur tour par d'autres tissus et d'autres organes. Or, si avant qu'un organe soit com-

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