XII INTRODUCTION
une erreur capitale, qui a retardé de beaucoup les progrès réels de Thoméopathie.
L'expérience m*a démontré que, pour guérir une maladie constituée de plusieurs symptômes, il n'y a que l'action combinée de plusieurs remèdes qui puisse lutter contre ces manifestations diverses dans les parties affectées de l'organisme. Tandis que la médecine homéopathique, en n'admettant, dans le traitement des maladies, qu'un seul remède à la fois, dirige forcément l'action du remède à un seul genre de tissus ou à un seul point déterminé, qui peut bien, si l'on veut, être le tissu ou la partie la plus sérieusement affectée de l'organisme, mais les tissus collatéraux, atteints eux aussi, n'éprouveront d'amélioration que par contre-coup ou resteront dans le même état de souffrance.
Cela admis, il faut reconnaître qu'une telle guérison est incomplète ; car, lors même que la maladie aurait été vaincue par un seul agent, celui-ci n'a pas pu, en détruisant les symptômes secondaires qui se produisent toutes les fois que la santé s'altère, guérir ou détruire en même temps le principe morbide. Il est vrai que, dans une cure spéciale, on change rationnellement les remèdes à mesure qu'il se présente de nouveaux symptômes ; mais il n'en est pas moins vrai que si, dans la courte période d'une maladie aiguë, on change de médicaments à chacune de ses phases, Ton s'expose à perdre de l'efficacité