‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 9 sur 217 · INTRODUCTION XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIX

Et même dans les cas où les maladies aiguës ne présenteraient pas de grave perturbation et où un seul remède serait suffisant pour amener la guérison, mes spécifiques électro- homéopathiques se montreront encore supérieurs à ce remède unique, et surtout, l'application de mes spécifiques est si simple que, pourvu que la diagnose ait donné une idée bien exacte de la cause de la maladie (peu importe comment), ils agiront toujours d'une manière complète et absolue.

En effet, si un seul organe est attaqué, le spécifique électro-homéopathique le guérira mieux que tout autre remède, puisqu'il fournira nécessairement à tous les tissus des organes les substances indispensables à leur guérison, quels que soient d'ailleurs les symptômes particuliers ; je puis même affirmer que dans ce cas la guérison sera radicale, parce que l'agent curatif pénétrera dans l'organisme en opérant en même temps sur l'état morbide lui-même et sur tout ce qui en dérive.

Les homéopathes ont l'habitude d'indiquer la manière de faire usage de leurs remèdes comme suit : hydropisie, tel remède ; convulsion, tel remède. Ce n'est pas ainsi qu'il faut procéder. Car les convulsions peuvent être produites par des causes bien diverses. Si, par exemple, elles sont produites par les vers, elles ne peuvent pas être vaincues par un remède qui soulage les vices de la circulation et vice versa. Un seul remède ne

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sirffit pas à urie hydropisie : le remède qui guérit l'ascite ne peut pas convenir à l'hydropéricardite ou à Tovarite; mais dans chacun de ces cas il faut se servir des remèdes qui ont une action spéciale sur Torgane qui est la cause de répanchement.

Dans la composition de mes spécifiques j'ai dû tenir compte (pour ne pas détruire TefFicacité de leur application) des rapports sympathiques que doivent avoir entre eux non seulement tous les médicaments qui entrent dans la formation d'un même spécifique, puisqu'ils doivent agir de concert ; mais encore des rapports entre ceux-ci et les médicaments destinés à la composition des autres spécifiques ; car, comme tous ou plusieurs des spécifiques sont appelés à agir ensemble, il faut éviter qu'une substance quelconque vienne neutraliser les effets des remèdes dans leurs rapports réciproques.

11 faut que les divers spécifiques soient réunis entre eux par une harmonie identique à celle qui relie les diverses substances qui entrent dans la composition d'un seul de ces spécifiques. Il ne faut pas qu'il existe entre eux d'antagonisme, ni de pouvoir d'assimilation, car, si un même spécifique contenait deux médicaments possédant les mêmes propriétés et ayant la même action, il en résulterait une diminution de la complexité des remèdes, et leur action particulière serait par là même paralysée.

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Il est donc nécessaire de savoir grouper d'une manière précise et rationnelle les remèdes les plus propres à combattre les maladies en vue desquelles ces spécifiques ont été composés, afin que Ton puisse être tout à fait sûr de leur action spécifique.

Il ne me reste plus qu'à expliquer comment, avec mes spécifiques électro-homéopathiques, il n*est point nécessaire d'interrompre la cure pour que la réaction s'opère. Et cela, sans vouloir nier d'une manière absolue la théorie d'Hahnemann sur la réaction, suivant laquelle, lorsque l'organisme est saturé par un médicament, il perd complètement et souvent pour longtemps la faculté de subir l'action d'autres remèdes. Sans vouloir nier, je le répète, une telle réaction, démontrée d'ailleurs par des faits extraordinaires, qui ne peuvent se produire que dans certains tempéraments, je dirai seulement que l'on est souvent induit en erreur en donnant un seul remède à action prolongée, et qu'il faudrait pour cela avoir le génie d'Hahnemann, ou mieux encore, son intuition des remèdes qui, unie à sa haute intelligence et à ses connaissances profondes, lui donnaient une sûreté très grande dans le choix des spécifiques.

P*l|Mais comment un^ médecin consciencieux qui ne possède pas au même degré les lumières et la puissance de critérium médical qui était le partage d'Hahnemann, pourrait-il choisir un remède et attendre impassiblement

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