PREMIERS SOINS AU NOUVEAU-NE
IOI
cesser le plus souvent qu’à la fin de la troisième année. Pendant les trois premiers jours, l’enfant a sucé une décoction légèrement laxative à base de toque, de rhubarbe et de ptérocarpe.
Pour avoir beaucoup de lait, la jeune mère mange des papayes, des pieds et des cuisses de porc, et boit des tisanes de clématite et d’aralia papyrifera.
Pour arrêter la sécrétion du lait chez les femmes dont les enfants sont morts, les Chinois emploient de l’orge germé.
Des tisanes de haricot noir et de fleurs de carthame sont données plus tard pour favoriser les lochies et le retour des règles.
Beaucoup de femmes d’Extrême-Orient sont habituellement sales, celles qui ne le sont pas en temps ordinaire le deviennent après l’accouchement puisqu’elles doivent rester douze jours sans se laver, aussi les affections inflammatoires des seins sont-elles fréquentes. La médecine chinoise décrit longuement ces affections et les classe sous de nombreuses étiquettes, mais emploie toujours des tisanes et des pommades qui, pour varier de composition suivant le cas, n’en restent pas moins le plus souvent inefficaces.
Dès que les enfants sont nés, il faut examiner s’ils nè sont pas malades; on leur met un doigt dans la bouche, s’ils aspirent bien, c’est un excellent signe, s’ils aspirent mal, s’ils se refroidissent ou s’ils ont des frissons il y a lieu de craindre un accident, il faut leur prescrire de la tisane des « six médicaments » ( loü vi) 1 mais avoir soin de n’employer que deux cinquièmes de la dose donnée à un adulte.
Dans certaines régions on emploie comme tonique du safran en friction sur la peau de tous les enfants nouveau-nés.
Lorsque d’enfant à la mamelle a des nausées, on lui fait prendre une préparation de muscade.
Lorsqu’il a la fièvre et tousse, on lui donne une décoction de gingembre, d’amandes ou de feuilles de menthe, à laquelle on ajoute suivant l’âge une ou deux pilules de pâo long ou une pilule de kïn ting soigneusement pulvérisée.
i. Voir composition du loü vi, page 37.
I Ambre jaune \
Ginseng I
Tabaschir j aa 3 gr
1 Bois de santal'. |
I Pachyma cocos
1 Réglisse rôtie ) ^
Pdo loi?/ Bulbe d’arum pentaphyllum bouillie avec du fiel de t aa 6 %T
bœuf. )
I Écorce d’orange noirâtre (citrus fusca) desséchée après ,
I maturation. f
J Écorce d’orange noirâtre cueillie et desséchée avant ? aa 2 gr
maturation ]
!; Cinabre ( T’ en clia) 10 gr
\ Racine de dioscorée 32 gr
Ajoutez quelques feuilles d’or ; réduire en poudre fine, délayer et préparer en pilules de la grosseur d’un noyau de longanier (faux litchi), faites ensuite sécher ces pilules dans une marmite sur un feu doux.
Ginseng (dépouillé de la partie superficielle de l’écorce). \
Racine d’atractylis dépouillée de la partie superficielle I
de l’écorce J
Pachyma cocos blanc I
Kïno- tin?) Pachyma ( Foü ts’ên) [ ^ 3 gr
Racine de dioscorée grillée 1
Oliban 1
Cinabre !
Ocre brune (qu’on a fait macérer, puis lavé dans l’eau
chaude et séché sept fois) I
Musc de Chine / 1 sr
Pulvérisez, ajoutez 10 grammes de farine; faites des pilules de la grosseur d’un noyau de longanier ; enrobez de poudre d’or. Dose : une pilule écrasée dans une infusion.
Mais si l’estomac de l’enfant fatigué ne tolère pas ces médicaments, on lui donne de la tisane des « six médicaments » (loü vï) mélangée avec une préparation appelée (s'éû koën ) contenant :
Racine de gentiane.
Racine d’atractylis.
Pachyma cocos. . . .
Réglisse torréfiée. . .
12 gr 8 gr
4 gr
Ce dernier médicament s’emploie aussi lorsque les urines de l’enfant sont blanches et laissent se former un dépôt en refroidissant.
La diarrhée infantile est combattue par des infusions d’écorce de noix d’arec.