‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 117 sur 237 · FAUSSE PLEURÉSIE OU PLEUUODYNIE · texte numérisé non relu

FAUSSE PLEURÉSIE OU PLEUUODYNIE

Qu'on ne prenne pas toujours les élancements violents qui se manifestent en respirant pour le point de côté. Lorsqu'il n'y a pas de toux, ou qu'elle est insignifiante, et que le mal n'a pas commencé par des frissons, on n'a pas affaire à une pleurésie réelle. La fausse pleurésie commence généralement par des douleurs rhumatismales, qui

se font sentir au cou, à la nuque et aux épaules. Elle se caractérise surtout par le déplacement facile et fréquent des douleurs de poitrine, par la grande sensibilité que provoque le moindre attouchement, particulièrement lorsqu'on pose avec force les doigts entre les côtes. Si le malade éprouve une vive douleur sous l'impression des doigts appliqués sur les côtes, vous pouvez être assuré qu'il n'y a pas là de véritable inflammation ; il n'est pas de docteur prudent de la vieille école qui, dans ce cas, ait jamais eu recours à la saignée. Ara. suffit presque toujours ici ; sinon, donnez bry., ou nux vont. (Voyez l'article Rhumatisme.) Quelquefois les douleurs se font sentir à la partie la plus inférieure de la poitrine ; le malade, alors, respire difficilement : dans ce cas, il inspire mieux qu'il n'expire ; c'est le contraire dans la pleurésie vraie. Examinez l'abdomen des deux côtés; si, à la hauteur des fausses côtes, on provoque de la douleur par la pression, et principalement sur l'un des côtés, qu'on se garde bien alors de saigner. Puis. ou arn. trouvent ici leur utilité, ou tels autres remèdes contre le rhumatisme. Lorsqu'un individu est atteint de douleurs rhumatismales, et que la poitrine se prend subitement, comme si un poids pesait dessus, s'accompagnant d'une grande anxiété ; si le cœur bat avec violence et vitesse; si la respiration devient de plus en plus difficile, la toux presque impossible, et que les membres, d'où les douleurs ont disparu, deviennent froids, la mort, dans ce cas, est imminente. — Si Ton a recours alors à la saignée, la mort n'en est que plus certaine. — Beaucoup de malades, réduits à cette extrémité, ont été guéris par l'olfaction û'acon. On le répétera aussi souvent qu'il sera utile; et s'il ne suffit plus, donnez alternativement puis, et sulph.

Page 1