VRAIE PLEURÉSIE
Elle commence par des frissons, la fièvre, et par une toux particulière ; la respiration est chaude, le pouls dur,
c'est-à-dire qu'il bat avec plus de force que dans l'état normal, et ne se laisse pas facilement déprimer. La respiration est empêchée par une douleur lancinante qui répond le plus souvent à un point fixe placé au-dessous des côtes d'un seul côté, et sur lequel le malade reste couché de préférence. La toux est très-douloureuse et violente, les crachats sont quelquefois striés de sang, la figure est pâle ; le malade ne peut parler sans douleur. Vers le matin, il y a de Famélioration ; la peau devient moite ; et lorsque l'expectoration s'établit, le malade se trouve mieux.
Cette maladie n'est pas très-dangereuse et peut se guérir facilement ; la saignée y est complètement inutile. Donnez d'abord acon. ; et si quelques heures après il y a aggravation, ou qu'acon. n'ait rien produit de bon, donnezen une nouvelle dose; et si l'amélioration ne se prononce pas, donnez bry., que vous administrerez deux fois. Si après cela il reste encore quelques souffrances qui ne suffisent pas pour empêcher le malade de sortir, donnez-lui sulph.