‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 13 sur 237 · XII UN MOT D'EXPOSITION · texte numérisé non relu

XII UN MOT D'EXPOSITION

était problématique, et que les souffrances qui pouvaient résulter des moyens de soulagement qu'il employait n'étaient que trop certaines. — Cependant, il ne pouvait croire que l'homme fût abandonné sans défense au milieu des maux qui l'assaillent, et ce qui éveillait surtout son inquiète sollicitude, ce qui le frappait d'étonnement et arrêtait son esprit, c'étaient ces cures inattendues qui s'accomplissaient dans un redoublement de souffrance sans aucune participation étudiée de l'art, mais s'opéraient à l'aide d'une surexcitation aveugle de la force vitale, sollicitée par des agents empiriques.

Plus tard, il observa que cette aggravation de souffrance n'était pas sans similitude avec les manifestations symplomatiques de la maladie. 11 s'en émerveilla. Il multiplia ses recherches ; il les médita; son érudition lui fit voir que les guérisons imprévues provenaient d'une action spécifique inhérente au remède prescrit. Sur cette donnée, il poursuivit sans relâche ses observations, et toujours il vit ses pressentiments se confirmer. C'est en étudiant le quinquina qu'il découvrit définitivement la loi des semblables. Le quinquina guérit la fièvre parce qu'il peut la donner, et la donne effectivement, administré dans une certaine mesure. Ainsi du soufre, qui guérit la gale, parce qu'il provoque des démangeaisons analogues et des boutons semblables à la gale ; ainsi du mercure, qui donne lieu à des souffrances similaires à celles qu'il guérit ; et ainsi de suite de tous les médicaments qui ont passé aux épreuves de l'expérience pure, expérience dont il faut dire un mot.

Elle consiste à soumettre l'organisme pris dans les conditions meilleures de santé, à l'action d'un remède — qui doit s'administrer seul et dans une progression mesurée, jusqu'à ce que cette action se manifeste par un ou plusieurs phénomènes de souffrance. — Ce phénomène de souffrance qui atteste une atteinte portée à la force vilale et consécutivement à l'organisme, est noté avec soin comme effet pur du remède expérimenté ; et ainsi des autres effets ressentis et obtenus par l'expérience sur l'organisme sain. — Or, c'est dans la collection de tous ces effets purs que réside la vertu particulière du remède, sa propriété curative.Cela invariablement acquis, l'application en est facile. Prenons encore un exemple ; soit toujours le quinquina. Le tableau des effets purs de ce médicament présente une image fidèle des symptômes propres à la fièvre intermittente des marais; il y a similitude entre eux. Et ce simple rapport suffit

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