‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 12 sur 237 · UN MOT D EXPOSITION. XI · texte numérisé non relu

UN MOT D EXPOSITION. XI

blable, par un acte homœopathique , en un mot, seconder les efforts réactionnaires et conservateurs de la nature (les symptômes de la maladie) qui tendent au rétablissement de l'équilibre.

Ceci n'est pas un fait accidentel , qui cesse ou se reproduit avec sa cause. — On trouve dans les phénomènes réguliers de la vie l'image de ces efforts conservateurs ; n'est-ce pas ce qui a lieu dans la terminaison de la grossesse par l'acte de l'enfantement qui provoque des actes analogues (les douleurs)? C'est le besoin de satisfaire à une nécessité fonctionnelle qui s'exalte par la nécessité même. On le voit, dans l'accomplissement normal d'une fonction, il s'y passe un temps ou période de réaction qui détermine un acte d'excrétion, ayant pour fin l'élimination d'un produit normalement sécrété, devenu désormais inutile, et pouvant être nuisible à l'économie animale s'il était retenu. Des urines gardées volontairement deviennent la source de maladies graves de la vessie; le lait d'une nouvelle accouchée dont il n'est pas fait un emploi naturel, donne lieu à des souffrances qui s'éternisent chez la femme : ainsi de bien d'autres sécrétions qui sont conservées contre les vœux de la nature. — Nous l'avons dit : dans l'état morbide , de semblables phénomènes s'accomplissent nécessairement; la force vitale réagit avec douleur comme dans l'enfantement, comme dans la retenue volontaire des urines, pour se débarrasser d'une cause de souffrance. — Le médecin qui veut n'être que le ministre, — que l'interprète de la nature, doit marcher dans cette lumineuse voie, si simple. La vraie science n'en connaît pas d'autre. Hors de là, il n'y a qu'erreur et péril.

C'est cette même voie ouverte par le vieillard de Cos, qu'a prise Hahnemann et qu'il a éclairée de toute la puissance du génie. — L'empirisme, par des mains fidèles aux traditions hippocratiques, avait déjà placé des jalons au moyen des remèdes dits spécifiques: comme le soufre pour la gale, — le quinquina pour les fièvres intermittentes, et quelques autres.

Ayant fouillé dans les archives de la médecine pratique de tous les âges, Hahnemann n'y trouva qu'un art rempli d'incertitudes et de conjectures. Dès lors il renonça à en continuer l'exercice; il abandonna la pratique médicale. Sa conscience ne pouvait admettre comme bon ce qui n'était que doute pour son esprit ; malgré toute sa prudence comme médecin, il avait le sentiment intime que le bien qu'il espérait pour le malade

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