CHLOROSE OU PALES COULEURS
On sait que cette maladie est très-fréquente à l'âge de puberté chez les filles, et que les suites ordinaires en sont attribuées à la suppression ou à l'irrégularité des règles ; c'est même à raison de cela que la chlorose est regardée comme le résultat de ce dérangement. Cet état de l'organisme a été toutefois constaté chez les femmes d'un âge mûr, et quelquefois chez les hommes d'un tempérament lymphatique et d'une constitution délicate.
La plupart des causes qui altèrent si souvent l'économie
animale de la femme servent d'origine à celte maladie. Les plus communes se tirent du froid et de l'exposition à l'humidité ; des habitudes sédentaires, du défaut d'exercice et d'un air frais ; de puissantes émotions de l'âme, des contrariétés et des soucis; des erreurs de régime, d'une nourriture substantielle insuffisante, de l'usage trop fréquent des acides et de boissons stimulantes.
Comme cette affection est complexe et d'une très-sérieuse importance, puisqu'elle intéresse la santé générale, il n'y a qu'un médecin véritable qui puisse entreprendre de la traiter, si la guérison en est possible.
Les remèdes qui suffisent généralement dans la chlorose sont bry., chin.y con., ferr., kali carb., lycop., natr. muriat., puis., sep. et sulph.
Mais à raison de la difficulté qu'il y a pour en faire le traitement sans médecin, il n'est pas utile d'essayer de faire connaître l'application spéciale de chaque remède. Cependant, on peut-s'éclairer sur ce point de pratique, et essayer quelques remèdes, en consultant plus bas, avec prudence et discernement les articles Retard et Suppression.