‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 15 sur 237 · XIV UN MOT D EXPOSITION · texte numérisé non relu

XIV UN MOT D EXPOSITION

curative. — Dans son application, les effets en sont aussi sûrs qu'étonnants.

Mais on cesse de s'étonner de l'énergie des médicaments réduits presque à néant par la dynamisation, quand on songe à la manière dont se produisent certains effets qui, devenus puissances impondérables , restent sans rapports sensibles avec leur origine matérielle. Telle est, en réalité, l'électricité. Est-il plus extraordinaire de comprendre la force du fluide électrique sorti du frottement de deux corps , que l'action d'un médicament se développant par un procédé analogue? Le bâton de cire auquel je donne la vertu d'attirer à lui la barbe d'une plume, me paraît un fait aussi merveilleux et aussi inexplicable ; et cependant, il ne vient à l'idée de personne de mettre en doute un pareil phénomène. En quoi consiste cette force, cette vertu de la cire frottée ; de ce frottement rotatoire de deux disques de verre ; de cette tige de fer aimantée? Quelle quantité de matière y a-t-on ajoutée ou ôlée? Et l'arôme des fleurs, qui porte sur la sensibilité des effets si incompréhensibles, quelle est la déperdition de substance qui s'est faite pour affecter une personne et la rendre malade? etc. On n'en finirait pas si l'on voulait, par de pareilles citations, prouver le mauvais vouloir des incrédules en homœopalhie ; c'est donc par mauvaise grâce qu'ils allèguent ne pas concevoir l'action des remèdes qu'elle met en usage, lorsqu'ils acceptent sans réflexion, d'emblée, des faits tout aussi incompréhensibles. — Toutes ces choses sont si connues qu'il y a, en vérité, de la trivialité a les rappeler. On ne les comprend pas, on y croit pourtant, et on a raison d'y croire. Mais quand il s'agit pour les médecins d'idées qui ne sont pas dans leurs préjugés scientifiques, alors ils nient absolument et sans merci. Lorsqu'on leur dit d'interroger l'expérience, source de toutes les connaissances de la nature, ils prétendent qu'ils Font consultée, et qu'elle n'a pas répondu à leurs espérances. Or, pour que l'expérience donne les résultais annoncés par ceux qui ont profondément examiné la matière, il faut de toute nécessité expérimenter dans la rigueur des conditions établies à l'avance. L'ont-ils fait? — Et jusque-là quel inconvénient y a-t-il à accepter comme acquis à la vérité, le sentiment de ceux qui font autorité en pareille circonstance? — En dehors des questions médicales, on admet, les médecins admettent eux-mêmes aussi l'autorité compétente d'autrui, pour ce qui touche aux faits qui échappent aux sens. On ne

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