‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 18 sur 237 · IN MOT D'EXPOSITION. XVII · texte numérisé non relu

IN MOT D'EXPOSITION. XVII

qu'acquérir par le temps, et plus de fixité et plus de sûreté. — D'où il suit que la médecine, servie par une pareille méthode, doit être considérée désormais comme placée dans une véritable voie de progrès, et se sentir élevée à la dignité de science.

Oui , la doctrine homœopathique croit avoir donné à l'art sanitaire cette tendance d'amélioration progressive que l'on cherchait en vain depuis tant de siècles; elle se flatte que l'unité de vues qu'elle enseigne imprimera à l'esprit cette force calme et sereine, qui voit avec précision et prévoit avec assurance, sans rien laisser au hasard et aux conjectures, et qui permet d'embrasser la généralité des phénomènes, afin de mieux servir les détails. — Les actes de la pratique et les données de la doctrine étant indissolublement groupées et liées autour d'un seul et unique principe, la loi homœopathique, la science médicale ne peut que sortir définitivement de l'ornière; elle en sort tous les jours et se soustrait au morcellement pratique et à l'abus de théories qui lui ont fait perdre la considération dont il faut qu'elle soit entourée. Placée sur la voie nouvelle , et ne relevant alors que d'elle-même, elle saura s'affranchir à tout jamais des spécialités, cette plaie honteuse et vivace de la vieille médecine, qui donne à vivre aux esprits faibles et cupides ; elle ramènera les âmes honnêtes dans ces grandes lignes scientifiques qui conduisent aux progrès, à la noblesse de Fart et à la dignité de l'homme. — La chirurgie elle-même, cette dernière raison du praticien, reconnaissant qu'elle n'est et ne peut être que la partie purement mécanique de la thérapeutique, abdiquera ses prétentions à des notions spéciales et distinctes , et cessera de se poser orgueilleusement comme l'émule infaillible de la médecine proprement dite, lorsqu'elle n'en doit ètrejjue l'intelligente esclave.

C'est ici, il faut le reconnaître, qu'apparaît cette dignité de la science ; elle se révèle, non-seulement dans la grandeur et l'unité de ses principes, mais encore dans la nature même des services qu'elle rend. Prenant son appui sur une méthode d'application presque certaine, elle rehausse d'une façon honorable l'homme qui se voue à son culte; car elle lui donne les moyens d'agir avec la conscience de la bonté de ses actes et le sentiment de son indépendance. La loi homœopathique lui garantissant en quelque sorte la réalité de sou savoir, il peut alors accomplir ses devoirs avec une noble satisfaction et avrc celle modeste fierté qui lui permet de compter, sans orgueil, sur des résultats

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