‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 19 sur 237 · XVIII UN MOT D EXPOSITION · texte numérisé non relu

XVIII UN MOT D EXPOSITION

utiles, prévus à l'avance, et sans avoir besoin d'éloges pour bien faire. — La médecine ordinaire, chacun le sait, n'est pas ainsi et aussi heureusement partagée. Incertaine dans ses principes comme dans ses jugements, tergiversante dans ses moyens comme dans ses promesses, où puiserait-elle les conditions de sa dignité et de sa propre force? Sans l'encadrement officiel qui en maintient les parties, qui favorise et paye son enseignement, qui lui donne toutes les positions d'influence pour résister auxéléments de dissolution qui la minent, elle ne résisterait pas comme elle fait à la marche ascensionnelle de Thomoeopathie ; et le jour où l'opinion publique sera assez puissante pour réclamer en faveur de la loi nouvelle, la médecine traditionnelle verra plus que jamais s'introduire l'anarchie parmi ses servants comme elle a existé de tout temps dans ses principes.

La véritable science fait elle-même sa destinée; elle ordonne qu'on l'estime et qu'on la considère; elle élève l'homme qui la cultive et l'applique. — La fausse science, au contraire, ne compte quelque chose que parla valeur privée de ceux qui la fréquentent; et si la personne ne peut rien pour elle, la science et l'homme tombent dans la servitude : l'une est livrée aux hypothèses et auxsophismes; l'autre à ses passions et aux préjugés. — Non, le médecin n'est plus libre dès qu'il dépend de ses besoins matériels, des hommes ou de son ambition, dès qu'il dépend d'une opinion scientifique ou d'un asservissement moral. Il ne peut plus remplir ses devoirs, selon sa conscience, car elle est faussée, selon ses lumières, car elles ne viennent pas d'une source vraie et pure. Or, le jour où l'homme est passé à ce point sous le joug, il perd, dit le vieil Homère, la moitié de son âme; aussi le médecin ne doit-il faire aucun cas des hommes et des richesses, lorsqu'ils peuvent, dit Hippocrate, lui coûter son indépendance.

INTRODUCTION

Pour qui ce livre est-il fait ?

Ce livre enseigne la manière de se soulager dans un grand nombre de maladies, soit par des moyens domestiques innocents, soit, lorsque ceux-ci sont insuffisants, par des remèdes homœopathiques qui ne nuisent jamais, et sont toujours utiles lorsqu'ils sont convenablement administrés.

C'est pour cela qu'il s'adresse à tons; d'abord à ceux qui se sont convaincus par leur propre expérience des avantages réels des principes hahnemanniens, et puis à ceux qui n'ont pas eu occasion d'acquérir cette conviction, de même aussi qu'à ceux qui n'ont entendu que mal parler de l'homœopathie.

Il suffira de quelques essais dans ces maladies qui se présentent journellement et de peu d'importance, telles que maux de dents, céphalalgie, douleurs rhumatismales, pour lesquelles on n'appelle pas d'ordinaire le médecin, ou dans des cas graves en attendant son arrivée, comme croup, pneumonie, etc. ; il suffira de ces essais, disons-nous, pour se convaincre de Faction douce, prompte et vraiment extraordinaire des médicaments homœopathiques.

Celui qui a été témoin une seule fois des eftets de ces remèdes, celui-là renoncera désormais à l'habitude vulgaire de prendre des doses massives de médicaments, tels que purgatifs, pilules, teintures et autres préparations; il évitera également les saignées, les ventouses, les vésicatoires, les emplâtres de toute espèce, toutes choses qui font peu de bien, toujours souffrir, et aggravent souvent la maladie.

En outre, ce livre servira à ceux qui sont déjà couvain-

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eus des avantages et de la supériorité de la nouvelle médecine, mais qui n'ont pas dans leur voisinage un médecin qui la pratique. Complètement édifiés sur les mauvais effets des drogues ordinaires, ils ne veulent plus, ni pour eux, ni pour leurs proches, d'autre médecin, ni d'autre méthode de traitement; ils préfèrent encore se passer de secours, et, en cela, ils ne font pas plus mal que d'appeler un ailepathe. — On conçoit, dès lors, qu'il est indispensable d'avoir à sa disposition une espèce de vade-mecum, ainsi que les remèdes propres à donner du soulagement en cas de besoin.

Ce sera un guide utile à celui qui se met en voyage et aux familles qui vont séjourner à la campagne, lorsqu'on ne veut pas se confier aux soins d'un médecin qu'on ne connaît pas; on est sûr ainsi d'avoir auprès de soi un conseiller et une pharmacie.

Il est finalement destiné à toutes les familles qui ont un médecin homœopathe, mais qui ne veulent pas le déranger pour une bagatelle, ou qu'à cause de la distance on ne peut avoir à un moment donné, comme, par exemple, en cas de mal de dents pendant la nuit, ou pendant le séjour à la campagne, ou même lorsque le malade court risque de souffrir toute la nuit en attendant l'arrivée du médecin. Avec un pareil guide, chacun peut obvier à ces inconvénients, et s'épargner de longues et inutiles souffrances.

De la manière de s'en servir.

Pour tirer un parti utile de cet ouvrage, il faudra se conformer aux indications suivantes:

Lorsqu'on aura à traiter une indisposition, on commencera par consulter le sommaire qui est placé en tête de ce livre, et puis la table des matières qui est à la fin : là se trouve la pagination qui doit vous guider.

Dans rémunération des matières, on fait d'abord connaître les causes les plus fréquentes des maladies; à chacune de ces causes, se trouve indiqué le moyen curatif qui lui convient. Que la cause soit bien connue ou qu'on ne fasse que la présumer, il sera toujours bien de consulter avant

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tout le chapitre qui lui est relatif; ensuite on passera à l'examen de la maladie elle-même. Et pour faciliter les recherches concernant les divers états morbides, on a dû prendre le parti de les classer selon un ordre anatomique, en commençant par la tête, afin d'arriver successivement à chaque organe et à la maladie qui lui est propre ; enfin, l'ouvrage se termine par les affections qui attaquent l'ensemble de l'organisme : ce sont les maladies générales, celles du système nerveux, les fièvres intermittentes, etc.

Expliquons-nous par un exemple. Ainsi, si à la suite d'un refroidissement, quelqu'un est atteint de mal de tête et de diarrhée, on cherchera d'abord dans la première partie l'article Refroidissement , et puis Mal de tête et Diarrhée, et si vous ne pouvez assigner à cette affection sa véritable cause, interrogez dans la seconde partie successivement chaque organe, car elle se manifeste dans plusieurs points de l'organisme à la fois. Se plaint-on de mal de tête, du cou et d'une douleur au côté droit, portez votre attention sur ces trois parties. De cette façon, vous vous donnez plus de facilité à trouver le remède approprié à cet ensemble de souffrances.

Règle générale : — Ne donnez qu'un remède à la fois, et n'ayez recours à un second que lorsque le premier a cessé d'agir.

Si vous êtes appelé auprès de quelqu'un qui est un peu indisposé ou sérieusement malade, ou encore si l'affection intéresse plusieurs organes à la fois, il est bon de prendre note de tous les symptômes avant de consulter le livre ; car, interroger un malade d'après le livre, c'est s'exposer à ne pas avoir le tableau fidèle de ses sensations, de ses souffrances. Guidé ou pressenti par l'interrogatoire, "il dira plutôt ce qu'il semble éprouver que ce qu'il sent réellement. Ses réponses peuvent vous induire en erreur sur le choix du médicament. — ■ Ainsi, écrivez auparavant tout ce que le malade raconte; puis adressez des questions sur chaque point en particulier, et vous complétez ainsi vos premiers renseignements.

Dans ce tableau, on notera, outre la causée présumée :

io L'endroit précis de l'organe en souffrance ;

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2° Quelles sont les manifestations et le caractère de cette souffrance? avec quoi la comparer? est-ce avec une sensation de tiraillement, d'élancement, de battement, de brûlement, de coupure, etc. ? ' ■

3° Quand et par quelle influence la douleur s'aggrave ou s'améliore ; d'après l'heure du jour, est-ce le matin, le soir ou la nuit? d'après l'état de l'atmosphère, est-ce par un air humide, sec, froid ou chaud ? d'après la situation du corps, est-ce pendant le repos ou pendant le mouvement, est-ce assis ou couché, avant ou après le repas, après le sommeil, ou bien encore par l'effet du contact ou l'attouchement des choses du dehors, etc., etc. ?

4° Les symptômes qui coïncident toujours ensemble, par exemple, la toux avec mal de tête, ou mal de tête avec envie de vomir, ou bien nausée avec frissons, etc.

Après avoir pris note de tout cela avecle plus grand soin, on se mettra à chercher dans ce manuel chaque symptôme caractéristique ; en faisant ainsi, on ne peut manquer de trouver le remède le plus convenable. Qu'on ne se laisse pas décourager par la difficulté de choisir aussi promptement qu'on le voudrait le remède approprié; cet embarras s'évanouit lorsqu'on s'est rendu ce livre familier.

Si vous ne trouvez pas le remède qui réponde complètement à l'ensemble des syptômes du mal, prenez alors celui qui couvre le plus grand nombre, et que ce soit toujours celui qui s'adapte le mieux aux souffrances aiguës du malade, et au phénomène le plus saillant, c'est-à-dire celui par lequel le mal se caractérise le mieux.

En donnant un remède qui ne correspond pas à la maladie, il est sûr qu'il n'y aura aucune amélioration produite, mais il est certain aussi qu'il ne surviendra rien de fâcheux pour le malade, comme cela a lieu si souvent dans la médecine allopathique. La méthode homœopathique est ainsi faite, qu'elle soulage, si elle est bien appliquée, et ne nuit pas essentiellement, si elle Test mal. Dans ce cas, la maladie reste la même; mais souvent aussi elle subit une certaine modification ou diminution. Mettez-vous alors à la recherche du moyen le plus analogue aux souffrances qui restent.

INTRODUCTION. XXUl

On peut cependant nuire avec les remèdes homœopathiques :

1° Quand on en donne beaucoup ;

2° Quand on les répète souvent;

3° Et quand on les change sans avoir attendu l'épuisement total de leur action.

Pour éviter cela, il faut laisser aux médicaments le temps nécessaire pour rentier développement de leurs effets. Cette remarque est importante ; voilà pourquoi on a le soin de la rappeler plusieurs fois dans ce livre. Respectez une amélioration commencée , et , quelque peu prononcée qu'elle soit, restez avec fermeté dans l'inaction ; attendez le moment opportun pour donner un autre médicament, s'il y a lieu.

De la manière d'employer les médicaments.

Les médicaments homœopathiques s'emploient de différentes manières: \ 0 en olfaction; 2° en un ou plusieurs globules ; 3° en solution dans l'eau ; 4° en friction et en lotion, le médicament étant dissous également dans Feau.

\° En olfaction, lorsque les souffrances sont très-violentes , sans cependant offrir le moindre danger, comme dans les maux de tête, de dents, dans les coliques et les affections de poitrine, et notamment chez les enfants et les personnes très-sensibles, et qui s'impressionnent facilement par Faction des médicaments. Dans ces divers cas, on se contente de faire flairer le flacon débouché renfermant le remède approprié : il suffit d'une ou deux inspirations nasales; chez les enfants, on peut choisir le temps du sommeil ;

2° En globules, dans toutes les maladies de longue durée, chez les individus forts, dans le cas où les souffrances ne sont pas trop aiguës, dans les accidents occasionnés par des chutes, dans les dérangements de Festomac, accompagnés de vomissements fréquents et violents. Dans ces diverses circonstances, on administre un ou plusieurs globules médicamenteux à Fétat sec. — Pour cela, on fait tomber du flacon où ils sont contenus autant de globules que l'on se

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propose d'en donner; reçus dans sa main, le malade les ramasse avec la langue, ou bien encore on les met dans une cuiller bien nette et bien sèche, et on les fait tomber dans la bouche du patient;

3° En solution, dans les souffrances aiguës ou dans les maladies chroniques, traitées précédemment par les remèdes allopathiques, et profondément aggravées par l'abus qu'on en a fait, ainsi que dans les circonstances où l'olfaction et les globules secs n'ont pu être supportés. — Pour que la solution soit convenablement faite, prenez des verres qui n'aient servi qu'à l'usage de l'eau ou du lait; si vous n'en avez pas, prenez-en deux autres que vous laverez avec le plus grand soin dans l'eau froide, puis dans l'eau chaude ; et après les avoir bien essuyés, placez-les dans un four chaud, autant que le verre peut le supporter, et ensuite laissez refroidir pour l'usage. — L'eau ordinaire potable peut toujours servir. Après avoir mis les globules dans l'un des verres, on le remplit jusqu'à moitié; alors on prend le second verre également propre, et on transvase l'eau du premier dans le second, et successivement jusqu'à cinq ou six fois. De cette manière, il se fait un parfait mélange du médicament et de l'eau, la solution est complète. — Dans le cas où il n'y aurait qu'un verre de la propreté exigée,, on opère le mélange en faisant tournoyer dix ou douze fois la solution avec une cuiller en bois, ou même avec un simple morceau de bois, ou seulement avec le tuyau d'une plume; si on opère avec une cuiller d'argent, on doit éviter le frottement contre les parois du verre ; — on en donne ensuite au malade par cuillerée à bouche, et à café, si l'on a affaire à de tout petits enfants ;

4° En friction et en lotion, dans les affections purement locales et occupant les parties extérieures du corps, et surtout lorsqu'elles durent depuis longtemps et qu'elles ont résisté à l'administration de plusieurs moyens. On prépare la solution aqueuse ainsi qu'il est dit plus haut ; et on remploie en lotion, selon que le cas est grave, toutes les deux heures, tous les jours ou tous les trois à quatre jours, une seule fois.

Dans le cours de ce livre, nous avons eu soin de désigner

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chaque fois par des signes la forme qui a été adoptée pour le médicament employé. Ainsi :

O signifiera olfaction;

GGG fixera le nombre de globules à donner à l'état sec ;

S voudra dire solution aqueuse.

Là où il n'y aura aucun signe, il est sous-entendu qu'il est fait usage d'un ou deux globules à l'état sec. — Quant aux triturations, elles seront employées par doses de la grosseur d'une lentille (1).

Dans les circonstances les plus importantes, nous nous ferons une obligation de mentionner le meilleur moment et le meilleur mode d'administrer le médicament.

En général, nous établissons comme règle de répéter les médicaments le plus rarement possible et d'en donner le moins possible. — L'olfaction et les globules à l'état sec seront administrés aux distances les plus éloignées; la solution le sera plus fréquemment. — Sous quelque forme que s'emploie le médicament, il est essentiel de faire la plus grande attention aux changements ou modifications qui peuvent s'opérer dans Fétat du malade. On doit rester en expectation, dans les maladies chroniques, un jour au moins. Ce temps peut suffire pour amener, ou de l'amélioration, ou de l'aggravation, ou enfin pour voir si la maladie reste stationnaire.

S'il y a une amélioration quelconque, abstenez-vous de répéter le médicament tant que durera cette amélioration; mais, dès qu'elle s'arrêtera, revenez au même médicament. — Si la maladie s'est aggravée, soyez assuré qu'il y a ou

(1) Les médicaments à l'état liquide sont tirés en grande partie du règne végétal et du règne animal ; les médicaments à l'état de trituration proviennent seuls du régne minéral. —Ceux-ci ne sont solubles dans l'eau ou l'alcool qu'après avoir été triturés à plusieurs degrés. (Voy. Jahr et Catellan , Nouvelle Pharmacopée et Posologie homœopathiques, ou Histoire naturelle et Préparation des médicaments homœopathiques et de l'administration des doses, nouvelle édition corrigée et augmentée, accompagnée de 135 planches intercalées dans le texte. Paris. 1853, in-12. — Voy. également Codex des médicaments homœopathiques, ou Pharmacopée pratique et raisonnée à l'usage des médecins et pharmaciens, par George P. F. Weder, pharmacien bomœopalhe. Paris, 1854, un beau volume in-12 de 440 pages.

XXVI INTRODUCTION

exacerbation dans les symptômes mômes, sans aucun changement dans leur nature, ou bien que l'aggravation s'est augmentée de nouvelles souffrances, étrangères à la maladie elle-même.

En cas d'aggravation avec changement dans la nature des symptômes, changez de médicament. — Par contre, s'il y a seulement exacerbation dans l'état primitif du mal, sans qu'il y ait de nouveaux symptômes, attendez. —Arrivet-il que l'état du malade aussitôt après la prise du remède, s'exaspère? c'est un bon signe : c'est la preuve que le médicament a touché juste et qu'il développe son action. Gardez-vous de troubler ce travail, car il est suivi ordinairement de l'amélioration tant attendue. Si cependant l'aggravation se prolongeait trop ou se montrait trop intense, donnez à flairer le camphre ou l'éther nitrique : c'est une preuve que l'action médicamenteuse a été trop vive.

Si' la maladie ne perd pas de son intensité, répétez le médicament après un certain temps ; dans les cas de maladie aiguë, on le répétera toutes les heures, et, dans les maladies chroniques, tous les trois à quatre ou cinq jours, et même plusieurs matins consécutivement, selon le cas, par cuillerées, jusqu'à ce que l'amélioration se manifeste; mais aussitôt qu'elle paraît, ne faites plus rien, dût-elle être aussi lente et aussi longue que possible. En interrompant le cours d'une amélioration commencée par la répétition intempestive d'un médicament, on risque souvent de compromettre la plus belle guérison.

Pendant la durée du traitement, et surtout tant que se continue l'amélioration, il faut observer un régime convenable. Ainsi, évitez les aliments trop fortement épicés, renoncez au café ; abstenez-vous surtout de l'usage interne et externe de tout médicament étranger à Thomœopathie : sans cela vous gâterez tout.

Si dans le cours de l'amélioration, une cause accidentelle vient interrompre l'action du médicament, par exemple, une odeur trop forte qu'on ne peut éviter, un refroidissement qui est survenu, une affection morale subite, etc., etc.; pour parer à ces accident^ choisissez un remède propre à les neutraliser, et puis revenez au premier

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médicament qui vous a été utile, et répétez-le au besoin.

Du régime pendant le traitement liomœopatliique.

Aux quelques mots que nous venons de dire dans l'avant-dernier alinéa au sujet du régime, il n'est pas sans utilité d'ajouter certains détails.

L'homœopathie étant la vraie et seule médecine, elle ne peut et ne doit rien laisser au hasard. C'est afin de mieux assurer ses succès qu'elle s'entoure de précautions, qui, pour paraître puériles n'en sont pas moins importantes. — Les médicaments qu'elle emploie se comportent dans leurs effets avec une délicatesse extrême; aussi le plus petit oubli de la part du malade à l'égard du régime et de certaines précautions peut faire manquer une guérison sur laquelle il y avait lieu de compter. C'est pourquoi, il est essentiel qu'on ait toujours présent à l'esprit ce qu'il faut pratiquer pour ne pas troubler l'action du remède, actuellement aux prisés avec la force vitale qui meut l'organisme.

Aliments permis.

1° Dans les maladies aiguës, l'appétit est nul la plupart du temps, et à peine si la nourriture la plus légère convient; la nature elle-même prescrit dans ce cas une diète nécessaire. En conséquence, ne permettez au malade que ce qui suit, et toujours en tenant compte de l'état présent des souffrances :

L'eau pure préférablement à toute autre boisson ; l'eau panée, sucrée ou édulcorée avec le sirop de mûres framboisées, de cerises, ou de fraises, et le sirop d'orgeat exempt d'amandes amères ; l'eau d'orge, de riz, de gruau, de gomme arabique ; le petit-lait, l'eau coupée avec du lait, les préparations d'arowroot, de sagou et de tapioca, sans autre assaisonnement qu'un peu de sel ou un morceau de sucre, ou même encore avec les sirops indiqués plus haut. Les diverses espèces des meilleurs fruits, bien mûrs,

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