‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 194 sur 237 · SPASMES OU CONVULSIONS DES ENFANTS · texte numérisé non relu

SPASMES OU CONVULSIONS DES ENFANTS

Lorsque la cause est connue, il est facile de choisir le remède. Qu'on ne se montre pas trop préoccupé, trop empressé de ce qu'il y a à faire : il ne faut pas vouloir faire tout à la fois. Si ces attaques ne sont pas des signes avantcoureurs de la mort (et dans ce cas tout secours est inutile), elles ne durent pas; il vaut mieux les laisser passer.— Mais si elles se prolongent trop de temps, ou qu'elles se succèdent rapidement, ou lorsque l'attaque actuelle est plus forte que la précédente, il faut donner tout de suite le médicament approprié, même pendant l'accès. La violence de l'attaque est fréquemment calmée par l'olfaction de camphre. Les autres remèdes seront administrés quelque temps après l'accès, ou sur son déclin. Si après l'administration du remède il y a aggravation, attendez le résultat. Lorsqu'il ne se produit pas de changement prompt après la première dose, et que l'état reste le même, répétez le remède dès que Taccès reparaît. S'il y a un changement en mieux, alors qu'on attende pour s'assurer que l'amélioration se continuera; mais s'il y a changement de caractère dans les souffrances, changez aussi de remède. Coff.} ign. et chamom. sont les remèdes principaux.

Aux enfants faibles et cacochymes qui sont sujets à ces attaques ou à d'autres souffrances, donnez coff.

Lorsqu'un enfant éprouve des secousses convulsives dans les membres ou dans d'autres parties, ou si ses chairs palpitent çà et là spasmodiquement, avecde fréquentes chaleurs, accompagnées d'un sommeil léger, d'où il sort en sursaut,

qu'il crie et s'agite dans tout son corps ; si ces paroxysmes arrivent en général sans cause connue, et qu'on croie vaguement que ce sont les vers, la dentition, etc. ; s'ils se présentent tous les jours à la même heure, suivis de chaleur et de transpiration, ou seulement tous les deux jours, tantôt plus tôt, tantôt plus tard, donnez ign., et répétez-le après chaque accès. Dans le dernier cas, merc. viv. est aussi indiqué.

Lorsque les convulsions sont dans les bras et dans les jambes, et que les enfants agitent leur tête à droite et à gauche, qu'ils restent couchés les yeux à demi fermés, sans connaissance; qu'ils ont une joue rouge et l'autre pâle, qu'ils gémissent et veulent toujours boire, donnez chamom., qui, selon les circonstances, sera répété deux fois. Si les enfants sont oppressés, qu'ils éprouvent des souffrances de l'estomac avec des renvois et des vomissements; s'ils ont la diarrhée, s'ils roidissent spasmodiquement leur corps, avant, pendant et après l'accès, donnez alors ipec, et répétez-le s'il y a aggravation.

Lorsqu'un enfant ressent dans tout le corps un grand tremblement, qu'il agite ses bras et ses jambes, qu'il crie fort pendant les accès, sans qu'il en ait connaissance ; s'il est couché comme abattu, stupéfait, ou que le ventre soit gonflé; que depuis quelque temps il n'y ait eu ni selles, ni urines ; si la mère a eu une violente frayeur ou un accès de colère (dans lequel cas on donnera plus tard chamom.), et que les attaques viennent de cette cause, donnez op., et répétez le tant que l'enfant sera dans cet état.

Lorsque l'abdomen est dur et distendu, et que les autres symptômes ne correspondent pas au remède précédent; qu'il y a plutôt renvois, accumulation d'eau dans la bouche, fièvre et grande faiblesse après les accès, donnez merc.

Dans les mêmes cas, et si merc. viv. ne suffit pas, ou que l'enfant se frotte beaucoup le nez, ou qu'il y ait des vers,

donnez cin. Quelquefois, on s'est bien trouvé de l'emploi d'une bande trempée dans l'huile de térébenthine, appliquée le long de la colonne vertébrale.

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