‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 197 sur 237 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

ÉBULLIT10NS.

Il y en a de plusieurs espèces. Lorsque Tune de ces affections s'accompagne de fièvre, le malade doit prendre garde de se refroidir : cependant il ne se tiendra pas trop chaud; ces deux états extrêmes sont nuisibles. S'il n'y a pas de fièvre, la maladie est sans aucune gravité. Toutefois il est encore bon d'éviter les refroidissements, et si l'on n'a pu les éviter, qu'on prenne immédiatement des remèdes. Toute éruption rentrée accompagnée de fièvre doit être traitée comme l'affection elle-même; et contre les éruptions d'un caractère indéterminé, on emploiera ipec, ensuite bry., sulph. ou cale. carb. Dans les cas les plus graves et les plus opiniâtres, caps. Voyez, à ce sujet, ce qui est dit au chapitre des Maladies de la tête, p. 14; on aura à choisir le remède qui convient le mieux ; et s'il n'y a pas de médecin

(I) Les maladies de la peau, par leur fréquence et leurs variétés, sont dignes d'une élude sérieuse ; aussi, obligé par le cadre de notre ouvrage de nous restreindre ici dans de certaines limites, nous ne saurions trop recommander la lecture du nouvel ouvrage que vient de publier M. le docteur Jahr, Du traitement homœopalhique des maladies de la peau, et des lésions extérieures en général. Paris, 1850, 1 vol. in-8.

homœopathe pour prendre son avis, on pourra employer avec confiance l'un de ces remèdes successivement et toutes les heures, ou plus souvent ou plus rarement, selon les circonstances.

Lorsqu'une maladie éruptive règne épidémiquement dans un endroit, et qu'elle a déjà atteint une ou plusieurs personnes dans la même maison, et qu'en même temps d'autres personnes tombent malades sans avoir ressenti les premiers symptômes du mal ; on dit alors que la maladie est à Yétat de prodromes. Dans cet état des symptômes avant-coureurs du mal, la poitrine se prend, la respiration devient difficile; les malades éprouvent des vertiges, des éblouissements, des tremblements, des faiblesses d'estomac, des vomissements, des tranchées, de la diarrhée, de l'agitation, une grande inquiétude, de la faiblesse et autres symptômes; dans ce cas, donnez ipec, qu'on répétera quelques heures après. Par ce moyen, on fera sortir l'éruption ou Ton préviendra la maladie. Si l'éruption a lieu, elle ne tarde pas à se caractériser, c'est le moment d'agir directement contre la nature de la maladie épidémique régnante, et d'employer les spécifiques, ou les moyens préservatifs ou prophylactiques.

Les enfants, et quelquefois aussi les adultes, sont atteints, particulièrement à la suite d'un refroidissement, d'une espèce d'éruption qui se caractérise par des taches rouges, lisses et de la grosseur d'une lête depingle ; elles sont apparentes, el. la peau est froide ou chaude; elies sont pruriantes et démangent la nuit, le sommeil en est troublé; le soir il y a des frissons, et la nuit de la chaleur. Lrs enfants sont alors très-agités, irritables; ils sont inquiets et crient beaucoup.

Dans ce cas, donnez acon., qu'on pourra répéter après six ou douze heures; et si le lendemain il n'y a pas d'amélioration, donnez cliam., et, après quelques jours, sulph.y si c'est nécessaire. A la suite des deux derniers remèdes,

il se déclare ordinairement un mouvement de transpiration qu'on ne doit pas contrarier,

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