CLAUDICATION OU LUXATION SPONTANÉE DU FÉMUR
Chacun sait qu'il est des enfants qui ne peuvent marcher, parce qu'ils ont une jambe plus courte que l'autre. A la partie supérieure de la cuisse, il se forme autour de l'articulation une tumeur qui donne lieu plus tard à un ou plusieurs abcès. Cet état détermine la claudication. — Cette maladie est fort difficile à guérir; quelquefois elle est incurable, quand elle dure depuis longtemps, parce que l'articulation a subi un changement de position organique, qu'on ne peut plus la faire rentrer dans les conditions normales. Voilà pourquoi les parents doivent faire la plus grande attention, afin qu'ils puissent appeler à temps un médecin homœopathe, pour qu'il ait à traiter cette alfec'ion à son début. On s'assurera, en questionnant l'enfant, s'il y a luxation ou fracture de l'articulation, ce que du reste la douleur et l'engorgement feront également connaître. Dans ce dernier
cas, on donnera arn., et l'on confiera l'enfant à un bon chirurgien. Mais si le mal arrive sans cause externe, s'il n'y a pas de douleur, et que l'enfant boite en marchant, et particulièrement de la cuisse, donnez tout de suite merc. viv. ; s'il n'y a pas d'amélioration au bout de deux ou trois jours, bell., et, quelques jours après, on donnera de nouveau merc. viv., et puis encore bell., s'il n'y avait pas d'amélioration la première fois. — Qu'on se hâte de confier le malade à un médecin homœopathe : s'il n'y en a pas dans le voisinage, qu'on lui écrive; et s'il n'en existe pas, essayez d'abord de donner rhus toxic. deux ou trois fois, étendu dans l'eau et par cuillerées à bouche, une par jour, jusqu'à ce qu'il y ait amélioration. Plus tard, on donnera sulph., cale, carb., et si cela ne suffit pas, coloc.
La claudication détermine souvent l'amaigrissement extrême, Y atrophie des enfants. Dans ce cas, le médicament le plus efficace est sulph. -, après, convient quelquefois cale. carb. , ars. et nax vom.
BEGAIEMENT.
Quand les enfants commencent à bégayer, c'est le moment de corriger cette infirmité, parce que plus tard il est très-difficile d'y remédier. Il faut se garder de gronder les enfants, si l'on ne veut pas l'augmenter. On devra les faire approcher de soi tous les jours, pour leur apprendre à respirer lentement, et tenir par conséquent l'haleine aussi longtemps qu'ils peuvent; comme aussi de la rendre avec lenteur, en battant les mains en cadence. Après cela, on leur fera prononcer quelques mots pendant l'expiration, et l'on se gardera bien de l'exiger pendant le temps de l'inspiration. L'enfant sera tenu à cet exercice pendant plusieurs mois et tous les jours, et il finira par perdre ce défmt. On peut aussi, dans ce cas, user utilement de quelques doses de bell., et ensuite merc. viv. ou plat., euphr. plusieurs fois, et pins tard sulph. et bovist.