VACCINE
C'est un moyen purement homœopathique pour prévenir la petite vérole. On ne peut mettre en doute son efficacité, si elle est pratiquée dans de bonnes conditions. — On peut vacciner à tout âge; mais on vaccine les enfants généralement à six mois. — L'important est dans le choix du vaccin; il sera pris sur un enfant bien portant, sans vice scrofuleux et exempt d'affections héréditaires, et notamment de maladies de la peau. C'est là la très-grande difficulté. — Lorsque la vaccine a réussi, a suivi sa marche régulière, le meilleur moyen de prévenir des éruptions ultérieures, c'est d'administrer une dose de sulph. dans la soirée du huitième jour.
Thuy. à haute dynamisation est le préservatif par excellence. On peut aussi employer vacc. et merc, et sulph. alternés à longue distance. — De cette façon, on peut se dispenser de vacciner les enfants ; ils ne seront plus dès lors exposés à contracter des vices morbides, qui s'inoculent si inconsidérément aujourd'hui avec le pus du virus-vaccin, en circulation depuis plus de cinquante ans, sans qu'il soit prouvé qu'on l'ait renouvelé ou pris à sa source primitive.
ÉRYSHÈLlù
C'est en vertu d'une règle antique qu'on dit que rien de gras ni d'humide ne peut convenir dans cette affection. Toute fomentation ou cataplasme est dangereux, et un médecin de la vieille école, pour peu qu'il soit rationnel, les proscrira. On ne doit appliquer que des topiques secs ; la
farine de seigle convient seule. L'amidon en poudre calme les démangeaisons. Si la fièvre est violente, donnez acon.; si l'exanthème rayonne et s'étend, bell.; et quelques jours après, une seconde dose, si c'est nécessaire. — Si l'érysipèle occupe les articulations, donnez bry,, et plus tard, sulph. Si ces moyens ne réussissent pas promptement, donnez lach.; s'il se forme des bulles petites ou larges, rhus tox. — Les cas les p'us graves d'érysipèle sont ceux de la tête et du visage; ils seront quelquefois guéris par V huile de térébenthine, surtout s'il y a douleur brûlante; on l'emploiera aussi à l'extérieur, mais avec la plus grande modération, et seulement sur quelques points. — Dans l'érysipèle chronique avec suintement et démangeaisons, il faut s'abstenir de la térébenthine : ce serait dangereux.
Toute affection chronique de la peau, telle que dartres, ulcères sanieux, etc., ne peut être traitée fructueusement que par un médecin homœopathe.
Les remèdes externes doivent être rarement employés, parce qu'ils sont souvent nuisibles. On doit toujours commencer par le traitement interne, et avoir égard surtout au genre de vie, car la cause de ces affections se lie ordinairement à des habitudes vicieuses de régime qu'on a contractées.
On devra se baigner et se laver souvent, et boire beaucoup d'eau ; car cette eau, sortant ensuite du corps, entraîne toujours quelque chose d'impur; il ne faut jamais manger rien de fort, ni de trop cuit; usez du sel avec ménagement , et du sucre à discrétion.