‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 204 sur 237 · PETITE VÉROLE · texte numérisé non relu

PETITE VÉROLE

C'est l'affection la plus dégoûtante de toutes celles auxquelles l'homme est sujet. Comme les maladies éruptives, ellese communique par contagion et attaque rarement plus d'une fois la même personne durant sa vie. — La période d'incubation, qui est comprise entre le moment où il y a eu contagion et celui où se manifeste la fièvre, dure dix ou douze jours en général ; les termes extrêmes de cette période se trouvent entre le septième et le vingtième jour. — La fièvre débute par un frisson et s'accompagne de tous les symptômes connus, douleurs dans le dos, dans les os; lassitude générale ; chaleur et sécheresse de la peau ; soif ; toux ; douleur épigastrique; photophobie; céphalalgie intense avec délire; prostration de forces, etc.; quarante-huit heures après la fièvre, se déclare l'éruption, qui commence

toujours par la figure et le front. Le premier jour, l'éruption nYst point caractérisée, ce n'est que le suivant qu'elle se dessine nettement par la forme et l'élévation des boutons. Le quatrième jour, ils se remplissent. D'abord pleins d'une sérosité transparente, ils se dépriment au centre et ne tardent pasà devenir d'un bleu mat, puis d'une couleur jaune plus ou moins prononcée. La suppuration s'établit le huitième jour. — De ce moment, la fièvre est déjà tombée, et avec elle les symptômes aigus du mal; elle est remplacée par le travail de la dessiccation des pustules, qui a une durée de quatorze jours, lorsque la maladie a marché régulièrement.— Lorsque la maladie règne à l'état épidémique, les cas se compliquent et prennent une gravité dans les détails de laquelle nous ne devons pas entrer ici.

La varioloïde est une maladie qui n'est autre chose qu'une atténuation de la petite vérole, contre laquelle a échoué la vaccine ou l'inoculation. Elle est bénigne dans sa marche et dans sa durée, et laisse rarement des cicatrices. Son traitement est celui de la variole, seulement il doit être moins énergique.

Traitement. — La chambre du malade sera ventilée avec soin, et ne sera pas trop chaude ; on n'admettra qu'un petit jour, surtout pendant l'éruption. Les remèdes à employer sont : .-.(,.

Acon., dans les symptômes inflammatoires et au début ; avec mouvements congestionnels sur divers organes, saignement de nez, yeux injectés, plénitude de la poitrine et battement de cœur, engourdissement et insomnie; — bel!., s'il y a délire avec céphalalgie et photophobie, pendant l'éruption des boutons ; — bry., si le mal de tête et la douleur dorsale continuent, avec irritation de l'estomac, toux, constipation ; — coff., s'il y a grande excitabilité et insomnie; — merc. viv., avec mal à la gorge, ulcérations des yeux et du nez; haleine fétide, diarrhée; — rhw, important sur la fin de la période fébrile et pendant le travail de

MALADIES AIGUËS Ot AVEC FIÈVRE. 467

l'éruption; — sulph., lorsque les pustules se remplissent et qu'il y a de vives démangeaisons; — stram., dans le délire loquace, et quand l'éruption se fait difficilement; tart. émet, avec assoupissement, avec bâillement; froideur et viscosité de la peau, ou douleur de l'estomac au moment de Téruption.

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