GALE
Il n'est pas difficile de faire disparaître la gale, et il ne aut pas une grande science pour obtenir une cure appa-
rente ; mais toute répercussion donne lieu à une autre maladie qui peut éclater après deux ou trois semaines comme plusieurs années après, et plus elle tarde à se manifester, plus le traitement en sera difficile. Il est donc très-imprudent de s'exposer à un tel danger, alors même que les souffrances seraient encore plus importunes. — Contre les démangeaisons, employez les remèdes qui ont été indiqués dans l'article précédent, et prenez à l'intérieur les médicaments propres à amener la guérison. D'abord, ayez recours à merc. viv., et quelques jours après à sulph., et continuez ainsi alternativement; seulement, s'il y a amélioration, attendez pour laisser agir le remède ; s'il y a aggravation, prenez-le plus souvent. Si la maladie change de caractère, passez à des remèdes appropriés. — Si la gale est sèche et petite, carb. veg. convient ordinairement, administré tous les deux jours, ou hep. sulph., une dose matin et soir. Si la gale est humide et vésiculeuse, donnez merc. viv., ensuite sulph., puis caust. soir et matin et délayé dans l'eau. — Si ces remèdes restent sans effet, employez la fleur de soufre que vous ferez dissoudre dans de l'esprit-de-vin ; vous prendrez une cuiller à thé de cette solution que vous mêlerez à une bouteille d'eau, dont vous vous laverez matin et soir les parties les plus malades. Si la gale disparaît trop promptement à la suite de ces lotions, employez tout de suite sulph. ou ars. jusqu'à ce qu'elle réapparaisse; autrement un s'expose aux dangers de la répercussion. — Si les vésicules sont étendues et deviennent jaunes et bleues, prenez lach. dans le cas où les douleurs viendraient à augmenter. Il faut savoir prendre patience pendant quelques semaines pour obtenir la guérison de la gale. Si les remèdes ne suffisent pas, appelez un médecin homœopathe.
CROUTES DE LAIT.
Cette affection s'attaque à la tête, à la figure et à d'autres parties du corps. Elle ne sera traitée extérieurement qu'a-
vec de Y amidon en poudre, et quelquefois avec une légère solution de savon. — Lorsque les parties sous-jacentes de la peau s'enflamment dans une certaine limite, et que l'enfant est très-inquiet, donnez acon., et six à douze heures après, rhus toxic, que vous répéterez après le même laps de temps. S'il n'y a pas d'amélioration au bout de quelques jours, donnez sulph., et peu de jours après, répétez rhus toxic., et ainsi de suite. On peut aussi donner tous les matins une tasse d'une infusion légère de pensées sauvages.