‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 211 sur 237 · CHARBON OU FURONCLE MALIN · texte numérisé non relu

CHARBON OU FURONCLE MALIN

Les furoncles d'un caractère malin sont très-douloureux et contractent en même temps une couleur bleuâtre (anthrax) ; ils prennent presque toujours un accroissement rapide; on les guérit promptement par lach.; ceux qui sont très-étendus et qui ont plusieurs points d'ulcération, par hep. sulph., et plus tard, s'il ne se fait pas d'amélioration sensible, silic. j si le malade tombait dans un grand état de faiblesse sensible, ars.

Il n'y a, dans ce cas, d'autre pansement externe à faire que l'emploi d'un cataplasme de mie de pain, détrempée dans du lait bouillant. Si la douleur est trop violente, on peut la calmer en mettant le doigt dans un œuf frais, par le gros bout, où on le tiendra tant que la douleur durera. — Mais les médicaments donnés à l'intérieur valent encore mieux que tout cela. Aussitôt que le panaris commence à se former, prenez merc. viv., et s'il n'y a pas d'amélioration, hep. sulph. ou caust. Si le mal persiste et s'établit complètement, donnez silic, et, toutes les fois que la douleur redouble, donnez hep. sulph. et silic. alternés. Dans les cas malins, lorsque le doigt devient pourpre et bleuâtre et les douleurs excessives, donnez lach., et s'il le faut, répétez-le, ou alternez avec hep. sulph. Si, malgré tout, il dégénère en abcès noirâtre, brûlant, prenez ars. alb. ou carb. veg. alternés.

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