‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 228 sur 237 · ÉVANOUISSEMENT · texte numérisé non relu

ÉVANOUISSEMENT

Cet accident, qui peut avoir sa gravité, s'appelle aussi défaillance ou syncope. Cet état inspire en général beaucoup de frayeur aux personnes présentes, et qui, dans leur préoccupation, emploient toutes sortes de remèdes dont le malade ne retire aucun soulagement, mais de l'aggravation; on sait que de donner à respirer l'esprit de corne de cerf (ammoniaque liquide) avec excès, il peut s'ensuivre la mort. — La première règle est donc de ne pas trop se hâter. On commencera par dégager le malade de tous liens ou boutons qui le gênent dans les parties de son corps; qu'on le mette ensuite dans une position commode, et qu'on écarte de lui tout ce qui, à la reprise de ses sens, pourrait lui être désagréable ; ensuite qu'on lui asperge la face avec de l'eau froide ; qu'on lui applique, en outre, des compresses froides et mouillées sur la nuque et au creux de l'estomac. Si tout cela reste sans résultat, et que le malade soit froid, faiteslui sentir de la teinture ou esprit de camphre.

Si la cause est connue, qu'on applique le remède approprié : par exemple, si c'est la peur, coff.y op. ou acon.; si c'est une perte considérable de sang, ou la suite d'un affaiblissement quelconque, chin.; dansce cas, un peu de bon vin est très-efficace, mais à très-petite dose, par gouttes; après une forte émotion d'esprit, tgn. ou chamom. Si l'évanouissement arrive à la suite d'une impression douloureuse,.

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