‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 230 sur 237 · LÉTHARGIE ET SOMNOLENCE · texte numérisé non relu

LÉTHARGIE ET SOMNOLENCE

La léthargie consiste, ainsi que d'autres états analogues, dans la perte de connaissance par suite de laquelle le malade reste dans un profond sommeil, souvent accompagné de ronflement, et dont il ne peut sortir. Un praticien ignorant n'a rien de plus pressé à faire que de recourir à la saignée. Il peut bien par là l'arracher au sommeil, mais il peut lui donner la mort. — Qu'on entr'ouvre les yeux du malade ; si les pupilles sont contractées, ou que l'une le soit et l'autre non, ce n'est pas le cas de la saignée; mais si les deux pupilles sont très-dilatées, ou que Tune le soit beaucoup, et que l'autre reste dans l'état ordinaire, il n'y a pas grand inconvénient à ouvrir la veine, quoiqu'on puisse l'éviter dans la plupart des cas, en appelant un médecin homœopathe.

Lorsque le pouls est lent mais plein, que la face est rouge ou pâle, donnez op. en olfaction, et déposez-en quelques globules sur la langue; — si cela ne suffit pas, prescrivez un lavement d'eau pure, où Ton aura fait délayer quelques globules op.; — si le pouls est très-faible, donnez lach. de la même manière.

Du reste, on se guidera d'après les causes, et principalement d'après les symptômes précurseurs. — S'il y a eu nausées ou envie de vomir, ou que le vomissement ait tiré un moment le malade de son état de somnolence, donnez une cuillerée à café d'une solution très-étendue de tartre emétique, un grain (0,05 centigrammes) dans un verre d'eau; prescrivez-en aussi un lavement s'il le faut. — Quant aux remèdes principaux, choisissez parmi acon., verat., puis., phosph. acîd.yïiux vom.y ars., ant. crud., hyosc.

Page 1