‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 232 sur 237 · I. — Mort apparente par inanition. Les individus · texte numérisé non relu

I. — Mort apparente par inanition. Les individus

qui, par suite de la privation complète de nourriture, tombent d'inanition et semblent dans un état de mort, seront ranimés par de petits lavements de lait chaud, répétés souvent; dès que la respiration commence à se faire sentir,

qu'on leur donne goutte par goutte du lait, plus tard quelques cuillerées à café, et graduellement davantage. Ce n'est que lorsqu'ils commencent à demander eux-mêmes, et qu'ils insistent, qu'on peut leur donner quelques cuillerées de bouillie au pain, et plus tard du bouillon, ensuite quelques gouttes de vin. Avant de leur faire prendre un petit repas, il faut que le sommeil soit revenu, et que le malade y ait déjà puisé quelques forces. 11 continuera encore à ne faire que de petits repas, et ce n'est que progressivement qu'il pourra se permettre de rentrer dans ses habitudes alimentaires. S'il mange trop vite et trop, il s'expose au danger de mourir.

IL — Mort apparente par suite d'une chute dans un précipice. Le malade devra être placé avec précaution sur un lit, la tête haute, et dans un lieu tranquille; puis on lui mettra sur la langue quelques gouttes d'une solution d'arn., en attendant l'arrivée du médecin, qui aura à examiner s'il n'y a pas quelque fracture ou s'il reste encore quelques signes de vie. Il peut ouvrir la veine pour obéir au préjugé, mais il laissera couler quelques gouttes de sang à peine ; car si, après la saignée faite à raison d'une chute, on est rendu à la vie, ce n'est pas le sang perdu qui l'aura rappelée; elle serait revenue -sans cela. Toutefois il n'est pas absolument impossible que la saignée puisse concourir au rétablissement d'un blessé.

Si elle ne suffisait pas, ou qu'on ne voulût pas y recourir, donnez de nouveau arn. par la bouche et en lavements; si le blessé se ranime par suite de la saignée, donnez-lui d'abord chin. pour favoriser le rétablissement des forces et ensuite arn. — Si le malade avait perdu beaucoup de sang par ses blessures, il est tout au moins intempestif fie le saigner; on lui donnera chin. ou quelque peu de vin, mais seulement par goutte; plus tard, arn.

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