‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 45 sur 237 · DÉLIRE TREMBLANT · texte numérisé non relu

DÉLIRE TREMBLANT

Il n'est pas toujours possible de donner le moindre secours dans le délire tremblant, cette triste maladie qui attaque souvent les ivrognes {mania a potu, delirium tremens),

qui exalte leur imagination et leur fait voir des êtres bizarres, des monstres, des animaux, etc. ; et cela avec des mouvements de fureur, des cris, des crampes et des convulsions. Cependant on pourra donner au malade, au lieu de ces remèdes désagréables et débilitants, en usage dans la pratique ordinaire, toutes les heures op. ; et s'il ne se trouve pas mieux après vingt-quatre heures, nux vom. ; si le paroxysme revient de nouveau, op. On peut en même temps employer de Feau froide. Si ces remèdes ne produisent aucun résultat après deux ou trois jours, donnez cale, carb.; le matin et le soir il peut alléger la souffrance. Rien n'empêche de prescrire pour boisson l'eau froide, ou quelques verres de bière légère, surtout aux personnes qui sont accoutumées à cette boisson, et qui en expriment le désir. Il en est de même de l'usage du tabac.

Dans des cas moins graves, lorsque les malades ont l'imagination frappée de la peur des animaux ou du feu, et s'agitent ou veulent s'enfuir, on peut leur donner belL trois fois en une heure, ou bell. et ocon. alternativement, chaque heure une prise, et le lendemain matin cale. carb.

Lorsque belL ne soulage pas, qu'elle provoque au contraire des ardeurs dans le gosier; si les paroxysmes reviennent plus souvent après midi ou après le sommeil, et que les malades parlent beaucoup, passent rapidement d'un sujet à l'autre, et ne peuvent pas supporter la chemise ou la cravate autour du cou et l'arrachent, lach. peut les soulager.

Lorsqu'on aperçoit chez un ivrogne les premiers symptômes d'apoplexie, bell. dans les basses dynamisations est très-efficace.

Page 1