SUITES FUNESTES DU CAFÉ
Quand on n'est pas accoutumé au café, ou quand on en prend trop, ou qu'il est trop fort, il en résulte des in-
(t) Voyez ce que dit Hahnemann sur les Effets du café dans les Etudes de médecine homœopathique. Paris, 1855. T. II, in-8.
dispositions auxquelles il est facile de remédier immédiatement.
Nux vom. suffit presque toujours pour détruire l'insomnie, les battements de cœur et la grande irritabilité des nerfs, avec crampe d'estomac.
Jgn. ou nux vont, seront efficacement employés dans les grands maux de tête, comme s'ils étaient dus à la présence d'un clou dans le cerveau, ou en cas d'alourdissement et de douleurs déchirantes et tressaillantes. Si le mal s'améliore en se baissant, et que Ton sente de forts battements dans toute la tête, donnez ign. , surtout si le patient est d'un caractère inconstant et indécis. Si le mal s'aggrave en se courbant, en marchant, et s'accompagne de vertiges, si la tête est embarrassée ou remplie d'idées sombres, et que l'on soit d'un tempérament sec et bilieux, donnez nux vom. Nux vom. guérit ordinairement les violents maux de tête semi-latéraux ; s'ils sont accompagnés par des gémissements, des cris et de sensibilité, donnez chamom.
Nux vom. guérit presque toujours les maux de dents ressentis immédiatement après avoir bu du café, et en général les odontalgies des personnes coutumières de cette boisson. Si le malade est hors de lui par l'effet d'une rage de dents, donnez-lui coff., et plus tard chamom.
Dans les violentes crampes d'estomac, qui augmentent après l'usage du café : employez nux vom. ou cocc. ; si le malade se trouve mieux pour un moment, mais plus mal bientôt après, chamom.
Contre les violentes douleurs du ventre et la colique, donnez chamom. ou nux vom. ; souvent coloc. ou bell.
Le remède essentiel contre les suites chroniques de l'usage fréquent du café, qui persévèrent, soit qu'on le prenne avec modération ou qu'on s'en abstienne complètement, c'est nux vom. Quelquefois cependant ni ce remède ni chamom. ne produisent d'effet; essayez alors :
Cocc. si le moindre exercice amène une sueur affaiblis-
santé, des tremblements dans les membres, des frayeurs pendant le sommeil, une chaleur passagère, des maux dedents en mangeant, du vide dans la tête, de la tristesse et de l'inquiétude; surtout si tous ces symptômes augmentent au grand air par le mouvement, le manger, le boire, le sommeil, ou même le tabac fumé.
lgn., lorsqu'il y a une grande faiblesse, une sensation de vacuité dans l'estomac, des pincements et des crampes fréquentes dans le bas-ventre, ainsi qu'un état de somnolence ou des douleurs dans les membres, ordinairement semblables à celles qu'exercerait la pression de corps durs et pointus, et dont les souffrances forcent à un changement continuel de position, qui s'accompagne d'un soulagement momentané, lorsque l'esprit est changeant, et qu'il passe facilement de la gaieté à un état de tristesse qui va jusqu'aux larmes.
Nux vom. contre les douleurs qui se font sentir dans l'anneau inguinal, et qui donnent le semblant d'une hernie sur le point de se déclarer.
Dans le cas où ces moyens ne produiraient aucune amélioration, après avoir été pris en quelques jours une ou deux fois, donnez merc. viv.; et si ce remède même ne soulage pas, après sept jours, sulph.