‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 53 sur 237 · DE LABUS DES REMEDES · texte numérisé non relu

DE LABUS DES REMEDES

Contre le colchique, employez puis, ou nux vom. La fatale diarrhée produite par les grandes doses de ce prétendu antigoutteux cédera immédiatement à quelques gouttes de la teinture d'op. non délayée, une toutes les deux heures, quatre à"cinq fois. Contre le poiygaia sencça, c'est belL, bry. ou arn. ; contre la salsepareille, quelquefois merc. viv. ou bell., bien souvent sulph,, mais surtout sep.

Si le malade ressent de grandes douleurs immédiatement après l'application vésicante de daphiié mczcreum (saint-bois), ou que cette application ait été faite souvent, et que ce ne soit que plus tard qu'on ait commencé à ressentir les suites, faites respirer d'abord le camphre, et donnez ensuite, si le siège du mal est dans la bouche ou dans les os , merc. viv. ; s'il est plutôt dans les articulations, bry. ou rhus toxic.

Dans les souffrances causées par l'-emploides eanthariiies, donnez à respirer souvent du camphre-, et si le mal ne cède point, administrez acon. ou puis.

Aux enfants malades par suite de l'usage du lycopode, comme cela arrive quelquefois, donnez d'abord à respirer du camphre, plus tard puis. ; s'ils éprouvent en même temps une trop longue constipation, nux. vom. ; des convulsions, cha?nom.; de la fièvre et la chaleur, acon.

Quand les enfants souffrent par suite de l'abus de la rhubarbe, s'ils ont des vents, des dévoiements de matières muqueuses, donnez-leur nux. vom. ; en cas de vomissements acides pendant la nuit, ainsi que de dévoiement saburral, puis. ; pour des selles acides, vertes ou sanguinolentes, merc. viv. ; contre les douleurs de ventre et les déjections vertes, donnez chamom., et si les douleurs ne se calment pas, coloc. ©.

Contre les suites fâcheuses des laxatif* de toute sorte, à l'exception du mercure, et que les remèdes aient été sans effet, donnez sep.

DE LA MAGNESIE.

Si à la suite de l'usage de la magnésie, et surtout de la magnésie calcinée, il survient un dérangement, donnez à respirer de Y esprit de nitre (spiritus nitri dulcis); en cas d'insomnies, donnez coff.; de violentes douleurs de ventre (coliques), employez chamom., et si la douleur devient insupportable avec ou sans évacuations, coloc, et, s'il n'y a pas eu de selles, même après vingt-quatre heures, nux vom. ; si les douleurs sont violentes et surtout brûlantes, accompagnées de fièvre, ars. alb. Quand la magnésie, si souvent employée contre telle ou telle maladie, produit des dévoiements acides et clairs avec des douleurs de ventre, donnez rheum ; et si le malade ne se trouve pas mieux, puis. Les mêmes moyens peuvent être avantageusement employés contre les soufïrances de la même nature occasionnées par les sels purgatifs, comme, par exemple,

le sel de Crlauber OU le sulfate de magnésie.

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