‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 68 sur 237 · YEUX POCHÉS · texte numérisé non relu

YEUX POCHÉS

Les meurtrissures des yeux par suite d'un coup de poing, de bâton, de pierre ou de tout autre accident, seront traitées comme dans les cas précédents; mais ayez soin de renouveler fréquemment les compresses à mesure qu'elles s'échauffent et qu'elles fatiguent le malade; que Ton bande convenablement les deux yeux, de manière à empêcher l'air et la lumière de porter sur la vue. On donnera alternativement acon. et arn., et chaque fois que les douleurs deviennent plus vives.

L'entorse consiste dans une violente douleur éprouvée sur les attaches des membres par suite d'une chute ou d'une autre cause mécanique. Quand on ne peut remuer sans douleur le membre contusionné, qu'il s'enfle et devient rouge, arn. convient, et, plus tard, on pourra avoir recours kbry. On fera toujours l'application des compresses froides; il sera utile en même temps de faire subir parfois au membre de légers mouvements et toujours sans le fatiguer.

La luxation consiste dans la sortie de l'os de son articulation. Dans ce cas, les douleurs sont excessives, le mouvement est presque impossible, et s'accompagne de grandes souffrances. En explorant le mal, on peut s'assurer facilement si la tête de l'os est déplacée, soit en palpant avec soin la partie, soit en la comparant avec l'autre membre.

11 peut se faire aussi que le membre soit ou plus court, ou plus long, ou qu'il prenne une mauvaise position. Trèssouvent cet accident est accompagné d'engorgement, de douleurs violentes, de tension dans le membre, et de fièvre. Le meilleur remède pour l'instant est arn., ou, si l'inflammation se déclare, acon., secondé par des compresses d'eau froide. A défaut de médecin ou de chirurgien, on trouvera difficilement quelqu'un qui veuille se hasarder à rétablir le membre dans sa position naturelle; il ne saura s'il faut tirer dessus ou bien pousser en haut. On comprendra, du reste, combien il serait imprudent de faire des tentatives tout au moins inutiles; en conséquence, qu'on envoie chercher sur-le-champ un bon chirurgien, et le plus tôt ne sera que le mieux. Ainsi, dans beaucoup de cas, il est préférable de transporter le blessé sur un brancard chez le médecin, quoiqu'il y ait nécessité de le rapporter ensuite chez lui. Les compresses d'eau froide et arn. donnent toujours un grand soulagement; et une fois le membre arrangé, il est inutile de faire autre chose; on s'en tiendra donc là, car tout autre procédé, soit saignées, soit frictions, etc., est nuisible. On se contentera de faire un pansement convenable ; mais dès que l'inflammation commence à disparaître, ce qui arrive après l'emploi d'arn. et dans quelques cas après acon., on aura soin de faire mouvoir le membre avec précaution; on évitera ainsi qu'il contracte de la roideur.

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