‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 69 sur 237 · FRACTURES · texte numérisé non relu

FRACTURES

Elles se reconnaissent quand, à la suite d'une lésion traumatique ou à la suite d'un mouvement subit et violent, on sent à l'instant même dans une certaine portion de l'os une douleur piquante, et si en y portant la main on trouve cet endroit plus gros et inégal, ou qu'on y sente un vide très-sensible, ou si le membre est plus court et fléchit, et si la fracture n'étant pas complète et les parties non

divisées, le membre se courbe. Dans cet état, il ne peut accomplir aucun mouvement, et l'on sent dans le point fracturé comme une nouvelle articulation; et si on lui imprime le moindre mouvement, on entend distinctement, en approchant l'oreille, le craquement des points fracturés.

Qu'on s'adresse dans ce cas à un chirurgien expérimenté ; car ici une fausse manœuvre est difficile à réparer. Aussi vaut-il mieux attendre une journée entière pour se donner le temps de le trouver, que de prendre le premier venu dans un moment de presse, car la guéi ison des os fracturés ne s'opère pas promptement. Cependant, pour les enfants, il ne faut pas trop différer. Dans les cas les plus ordinaires, il n'y a pas grand inconvénient à retarder de deux fois vingt-quatre heures la réduction de la fracture.

Toutefois il ne faut pas perdre de vue l'engorgement qui se forme et qu'on doit prévenir, si l'on peut. On recommandera de laisser le membre en repos autant que possible. Qu on applique des compresses froides sur les parties lésées; qu'on donne à l'intérieur, si le malade est faible à perdre connaissance, acon., et quelques heures après ai%n. S'il survient des douleurs très-violentes, insupportables, accompagnées de mouvements convulsifs, donnez cham. et plus tard arn. Dans les cas les plus rares, où la douleur est intolérable au dernier point et où les accidents les plus graves se déclarent, on peut procurer quelque soulagement en faisant subir au membre une légère extension. On devra pour cela l'entourer de deux serviettes placées au-dessus et au-dessous de la fracture. On attachera à ces deux liens des cordons que l'on fixera solidement aux deux extrémités du lit, et, dans cette situation, de légères et fréquentes extensions seront exercées sur le membre.

Après avoir misen rapport les fragments de l'os fracturé, on donnera symph. En procédant ainsi, il arrive souvent

que laguérison s'opère plus vite qu'à l'ordinaire; cependant, si cette guérison se fait trop attendre, et que les extrémités de l'os ne se prennent pas, comme cela s'observe principalement chez les vieillards, faites tomber quelques gouttes d'acide pkosphorique affaibli dans de l'eau de chaux; il se forme un précipité qu'on laissera sécher,, et donnez-en à l'intérieur une très-petite pincée tous les trois ou quatre jours.

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