‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 110 sur 232 · BOURDONNEMENTS D'OREILLES · texte numérisé non relu

BOURDONNEMENTS D'OREILLES

En général, cette affection se complique d'écoulement, de dureté de l'ouïe et autres souffrances des oreilles; quelquefois aussi, de maux de tète avec congestion de sang. Si le bourdonnement d'oreilles existe seul, qu'il soit récent et la suite d'un refroidissement, donnez nux vom. s'il y a aggravation le matin, et puis, si l'aggravation a lieu le soir ; dulc, si c'est la nuit, merc. viv., chez les personnes qui transpirent facilement, ou chamom., chez celles qui ne peuvent pas transpirer; chin., dans le cas où le malade jg abusé du mercure, qu'il est d'une sensibilité excessive, qu'il a eu des fièvres ou une maladie du foie, ou quand le bourdonnement a un caractère plus prononcé de sifflement, de tintement et de chaut; carb. veg., s'il est plus fort et donne comme un bruit de grondement, et que chin. n'a pas eu un bon résultat. Chez les vieillards, quand cette infirmité n'existe que d'un côté, que le sang se porte à la tête, et que, par conséquent, le bourdonnement paraît en dépendre, donnez arn. 3 ou 6, et répétez-le à chaque aggravation. — S'il dure déjà depuis longtemps, appelez un médecin. Lorsque les oreilles sont sensibles au moindre bruit, donnez sulph. une fois, et plus tard acon. plusieurs fois. Si cela ne réussit pas, carb. veg. une fois, et plus tard coff. plusieurs fois. — Si cette maladie coexiste avec une grande sensibilité, sollicitée par l'influence des vents froids, ou qu'à chagpe pas que fait le malade, qu'à chaque mot qu'il dit, il

entende un retentissement ou une espèce d'écho, ou s'il a fréquemment souffert de tiraillements dans les membres, donnez causi. deux matins de suite, et attendez quelques jours ses effets.

BUKETt DE L'OUÏE.

Cette affection provient souvent de l'obturation des oreilles par le cérumen qui s'est endurci. Qu'on ait donc le soin d'examiner ces organes, comme il a été dit à la page où il est question de l'introduction de corps étrangers dans l'organisme ; et, dans ce but, il ne faudra pas négliger de placer le malade de manière à éclairer le fond de l'oreille par les rayons du soleil ; puis, on se servira avec précaution de l'instrument explorateur, qu'on portera dans son intérieur et jusqu'au point où il se déterminera un commencement de douleur. Si Ton découvre qu'il s'est formé une sorte de tampon solide, qu'on en extraie ce que l'on pourra; et pour faciliter ce résultat, on fera de petites injections d'eau tiède, matin et soir, ou bien on laissera tomber dans l'oreille un peu d'eau qui y restera quelques minutes. La graisse de volaille, fondue au bain-marie, peut, dans beaucoup de circonstances, être très-utile en en mettant quelques gouttes dans l'oreille; ce qui n'empêchera pas d'employer les injections. — Si cette infirmité provient de la trop grande sécheresse de l'organe et du manque de sécrétion du cérumen indispensable à la fonction, donnez carb. veg., qui réussit souvent. Si elle est accompagnée de bruissement, de tintement, d'une sorte de chant, on la guérit quelquefois très-promptement par verat. S'il y a de la suppuration, donnez les remèdes qui sont appropriés à cette complication, surtout puis., merc. viv.9 sulph., cale. carb. et caust. Si elle est survenue après la rougeole, puis, oxxcarb. veg. ; après la fièvre scarlatine, bell. ou hep. sulph.; après la petite vérole, merc. viv., ou sulph. S'il y a coïncidence avec coryza et mal de gorge, et amélioration

en avalant, il est utile de se gargariser avec de l'eau chaude; si cela ne suffit pas, donnez chamom. ou ars. alb., ou lach. ©• Si elle provient d'une affection rhumïitismale,qui cesse sous l'influence du froid, pour se porter sur l'oreille, donnez les remèdes qui conviennent aux souffrances rhumatismales, et plus tard dulc. et sulph. Si elle est la suite de la suppression d'éruptions cutanées ou d'un ulcère ou suppuration artificielle, comme un cautère, administrez les remèdes qui sont appropriés à la circonstance, et principalement sulph. étant, crud. Si le malade est sujet aux hémorrhoïdes, on peut quelquefois donner avec succès nux vom. ; si c'est la suite d'une fièvre nerveuse, arn. ou pkosph. acid. Si les amygdales sont enflées et occasionnent la dureté de l'ouïe, merc. viv. ou staph. Si cette infirmité est de nature chronique, tenez-vous à un régime convenable et buvez beaucoup d'eau. Si cela ne suffit pas, appelez un médecin homœopathe.

Si la dureté d'oreille vient compliquer d'autres souffrances, qu'on choisisse parmi les remèdes qui couvrent le mieux ces nouvelles souffrances ; nous indiquons verat . alb.y stapk., ars. alb.,Jiyosc, et, dans les cas les plus graves, sUic.y cale. carb. Mais, avant tout, qu'on se garde bien d'avoir recours à des moyens externes. C'est une erreur grande que de croire que les oreilles sont plus endurantes que les yeux. Les oreilles sont au contraire beaucoup plus sensibles ; seulement le mal ne vient pas si vite, et il guérit plus entement et difficilement; quelquefois il ne guérit même pas du tout; tandis que les affections des yeux se guérissent plus facilement et se supportent avec plus de patience.

Ainsi, je le répète, qu'on se tienne en garde contre la pratique d'appliquer des agents externes, durs ou liquides; dans quelques cas seulement, on peut se servir d'eau tiède à l'intérieur, et d'eau froide à l'extérieur .

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