‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 112 sur 232 · ÉP13TAXI · texte numérisé non relu

ÉP13TAXI

De l'hémorrhagie nasale. A la fin d'une maladie, il survient souvent un saignement du nez qui amène un soulagement immédiat. Aussi, est-il conforme à ce bénéfice de nature de ne pas l'interrompre, pourvu toutefois qu'il ne soit ni trop long ni trop abondant. Il convient donc de rejeter comme très-inconsidérés tous ces moyens vulgaires mis en usage pour le réprimer, tels qu'eau froide, glace, vinaigre, eau de mer, eau-de-vie, éponge, amadou, ou tout autre tampon, — Il est inutile de boucher le nez, il vaut mieux le comprimer un peu, et puis de s'assurer de temps en temps si le sang continue à couler et à se faire jour à travers l'arrière-bouche, ou s'il s'est arrêté. — Si le sang coule d'une seule narine, il suffira quelquefois de lever le bras du même côté et de le porter sur la tête; mais il arrive souvent qu'après l'avoir retiré, l'hémorrhagie recommence.

Si cette hémorrhagie est occasionnée par un coup, ou qu'elle soit précédée d'un fourmillement dans le nez ou dans le front, si le nez est chaud, que le sang soit rouge et liquide, particulièrement chez les hommes, donnez arn.; chez les femmes, surtout d'un caractère doux et tranquille, ou chez celles qui ont des menstrues très-faibles, donnez puis Si le saignement du nez est la suite d'un grand échauffement, ou que le malade soit actuellement très-échauffé, donnez acon.; et si cela ne suffit pas, bry. S'il y a aggravation en se baissant, ou que l'hémorrhagie soit la suite de grands efforts, ou qu'on ait voulu soulever un poids trèslourd, etc., donnez rhus toxic.

Si l'épistaxi» est la suite d'une tendance du sang à se porter à la tête, et si elle est précédée des symptômes indiqués plus haut à l'article Congestion de sang à la tête,

ou si cette congestion existe actuellement, le meilleur moyen, dans le plus grand nombre de cas, est acon., ou les

autres remèdes recommandés dans l'article précité, tels que nux.wm., bell.;chamom., chin.,rhustoxic. Le reniflement de Peau froide, dans ce cas, ne convient pas. Il vaut mieux, lorsque le sang ne peut pas être arrêté tout de suite par les remèdes, ou qu'on en manque, tremper un linge dans l'eau froideet l'appliquer sur le bas- ventre, comme il est dit au chapitre Y. Si l'épistaxis est la suite d'un échauffement ou d'un excès de vin ou de boissons alcooliques, et si elle ne s'arrête pas immédiatement après l'usage des remèdes indiqués dans cette circonstance, comme acon., bell.y bry. et nux vom.y faites alors mettre les mains du malade dans l'eau chaude, et qu'il se tienne tranquille. Si le sang se coagule en sortant, et qu'il forme des caillots coniques, donnez merc. vtv. Lorsque cette hémorrhagie coïncide avec le catarrhe nasal, tantôt fluent, tantôt sec, donnez puis. Si elle a lieu chez les enfants par suite de vers, ou plutôt après une démangeaison qui les oblige à tourmenter le nez, ein. Chez les individus faibles et éùervés, où l'épistaxis revient souvent et dure longtemps, donnez chin. Si elle se déclare chaque aprèsmidi, le soir ou avant minuit, ou à des époques périodiques, puis. Si elle a lieu pendant le sommeil, donnez rhus toxic, ou ôry., ou bell.; si elle revient tous les matins, nux vom., bry! ou bell.; à la suite de longues hémorrhagies, cAin., pour combattre la faiblesse. Chin. convient également dans le cas où la perte de sang a été assez abondante pour déterminer de la pâleur, le froid des extrémités et des mouvements convulsifs. Aux personnes sujettes à ces hémorrhagies, donnez sulph.; à celles qui sont débilitées, affaiblies, sec. cor. à petites doses rapprochées. Dans les cas où l'hémorrhagie nasale est abondante sans être accompagnée d'aucun autre symptôme, donnez càrb.veg. et même sep.

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