‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 191 sur 232 · DESCENTE DU RECTUM · texte numérisé non relu

DESCENTE DU RECTUM

Cette affection est généralement la suite d'une autre maladie. Elle succède souvent à une longue diarrhée ou à une attaque aiguë de dyssenterie; la constipation peut aussi lui servir d'origine, ou dépendre simplement d'un relâchement de l'organisme.

Lorsque le gros intestin est descendu, il est facile de le réduire en plaçant l'enfant sur les genoux, et en exerçant une pression sur la portion qui est sortie avec une petite compresse de linge fin légèrement huilée.

Lorsque cet accident dépend d'une autre maladie, il faut la faire cesser avant que la descente soit opérée. — Hais lorsque cette affection existe par elle-même, ign. ou nux vom. la guérissent fréquemment.

• Si la mère veut se donner la peine de faire, à ce sujet, une recherche attentive, elle en trouvera la cause dans l'une des

circonstances suivantes : on l'enfant est piqué par une épingle, ou il est trop serré, n'importe où (faute assez ordinaire aux nourrices); ou il est gêné dans une position quelconque, par un pli ou par toute autre chose; ou il a la jambe et le bras engourdis, et, dans ce cas, il faudra le frotter doucement; ou il éprouve quelque part des démangeaisons ou des cuissons, et dans ce cas, qu'on le gratte légèrement, et en particulier sur la tête, ce qui procure un certain plaisir aux enfants ; ou il est froid et doit être réchauffé, ou il a trop chaud et doit être rafraîchi. Il suffira, le plus souvent, de donner quelques gouttes d'eau fraîche à l'enfant pour le calmer. Quelquefois aussi, il a pu lui tomber quelque chose dans l'œil ou dans l'oreille (Voyez : Corps

étranger* dans l'organisme), OU il a un mal d'oreille, OU

il ne peut dormir (voyez plus bas). Ce n'est qu'avec de la patience qu'on trouvera la cause de ces cris. — Hais si l'enfant crie jour et nuit et h tout propos, c'est un tort qu'on a de le croire méchant et capricieux et de le maltraiter. A cet égard, les animaux et les sauvages sont plus raisonnables, car il n'y a pas d'enfant au-dessous d'un an qui crie sans une cause réelle, et il est du devoir de ceux qui sont chargés de les surveiller et de les soigner de faire tout ce qu'il faut pour les calmer. Ce n'est que par un mauvais sentiment qu'on peut agir de rigueur contre un petit être qui n'a pas la conscience de son existence. Sa volonté ne commence à se manifester qu'à la dentition seulement, et c'est à cette époque, et lorsqu'il commence à aller seul, que Ton peut s'occuper de l'élever et d'agir sur ses volontés.

Ce qui est un crime, c'est de donner de l'opium ou d'une décoction de pavot aux enfants qui crient. Il vaudrait encore mieux les laisser crier jusqu'à extinction de force que d'en faire des mangeurs d'opium. Ces pauvres enfants ne deviennent jamais vieux; ils ne sont ni bien- portants, ni robustes, comme ils le seraient devenus sans cela. La plu-

part restent imbéciles ou vicieux. C'est donc aux mères à prendre leurs précautions pour que les bonnes ou nourrices ne leur donnent pas de ces substances abrutissantes qui étouffent momentanément leurs cris, pour se ménager un sommeil paisible et non interrompu ; elles devraient comprendre tout ce qu'il y a de cruel et de malheureux pour des enfants à être traités de la sorte.

Quand les cris reconnaissent pour cause le mal de tête ou d'oreille, ou toute autre cause, donnez chamom.; ce remède convient aussi quand les enfants; en criant, se raidissent et soulèvent le ventre , en portant la tête en arrière; s'ils sont agités et brûlants, donnez coff., et, plus tard, acon.; belL convient, lorsque les cris se prolongent trop longtemps; si les cris s'accompagnent de ténesmes et d'évacuations, aigres, donnez rheum ; s'il y a des vents, des flatuosités,7â/a/?t

Si les enfants crient de colère (ce qui est héréditaire pour quelques-uns), donnez acon. ou chamom.y et voyez à l'article Colère % si c'est par suite de crainte ou de frayeur, voyez aux articles respectifs : la cause reconnue vous indiquera le remède qui convient.

Donnez tart. émet, dans les cris très-violents, accompagnés d'une sorte de rage qtfi porte les enfants à se débattre commede petits fous, ce qui est quelquefois la suite d'une maladie à laquelle ils viennent d'échapper ; s'ils ont la face rouge et courent çà et là, acon.

INSOMNIE

Cet état reconnaît généralement pour cause une mauvaise alimentation prise par la mère, l'usage de choses échauffantes, comme, par exemple, du café, de l'infusion d'anis, de toute infusion aussi peu convenable : il lui faut une nourriture bien adaptée à son état. L'insomnie dépend aussi de ce que l'enfant est couché peut-être la tête trop haute, car tous les petits enfants doivent avoir la tête bosse.

On donnera coff. ; s'il ne suffit pas , et si la face est rouge, donnez op. ; s'il y a des vents et des coliques, cham.; si l'insomnie dépend du sevrage, bell. Si les enfants, sans être surexcités, restent seulement éveillés, qu'au lieu de dormir ils s'amusent ou veulent qu'on les amuse, donnez ranunc. bulb.

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