‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 192 sur 232 · EXCORIATIONS · texte numérisé non relu

EXCORIATIONS

Elles ont lieu particulièrement entre les cuisses. Lavez l'enfant chaque jour avec de l'eau tiède, séchez-le et ne le frottez pas en l'essuyant. Tout ce qui vient de la pharmacie est nuisible, soit baumes, soit eaux aromatiques. Ces moyens les font disparaître momentanément, mais ils occasionnent souvent une maladie pire. Les enfants ne succombent jamais à cette affection ; il suffit de prendre patience, et de ne vouloir pas les en débarrasser trop promptement. Dès qu'on s'aperçoit des premiers feux, il faut donner chamom. ; si cela empire, carb. veg. ; si l'enfant est jaune, et que la partie excoriée soit comme rouge, et que l'excoriation s'étende jusque derrière les oreilles, donnez merc. viv. ; et quelquefois quatre à cinq jours après, sulph. ou carb. veg. Lorsqu'elle est accompagnée d'inflammation miliaire, donnez sulph: ; si ce mal tient à la diarrhée, voyez l'article Diarrhée. Dans les cas où sulph. ne suffit pas, donnez si lie. Il est inutile de donner le môme remède à la mère et à l'enfant. Quelques sages-femmes ont la mauvaise habitude de saupoudrer, dans les premiers jours, le nombril non encore cicatrisé avec du tan qu'elles se procurent chez les tanneurs. Il faut empêcher cela, car il s'y trouve quelquefois des parcelles de chaux, et l'on a observé que les enfants chez lesquels on en a fait usage sont morts de crampes dans les mâchoires. Sulph. et si lie. seront bons dans ce cas.

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