ASTHME DIT DE MILLAR OU SPASMES DE LA POITRINE
Les nouveaux nés éprouvent quelquefois une espèce de crampe de poitrine, qui les empêche de respirer régulièrement, et donne à leur face une teinte violacée; dans ce cas, donnez ipec, et répétez-le s'il le faut. Lorsque l'enfant s'éveille en sursaut et pousse un cri comme s'il allait étouffer, si cette anxiété s'accompagne d'une toux sourde, creuse et sèche, suivie de beaucoup d'agitation, il suffira alors de quelques passes magnétiques, faites, comme elles doivent l'être, par quelqu'un de fort et de bien portant, pour faire cesser immédiatement cet état. Des gens pleins de science et de malice prendront cette pratique pour une véritable superstition, et les niais pour une sorcellerie. Ce phénomène est cependant très-naturel, et l'expérience ne manque pas à sa démonstration ; il est prouvé d'une manière péremptoire. Que celui qui n'y croit pas s'en abstienne. Si un pareil accès revenait, et que l'action magnétique ne suffit pas, donnez samb. nig. o. une fois, et, s'il le faut, deux fois.
Ce remède convient surtout quand le malade s'éveille avec les yeux et la bouche à demi, ouverts, s'il ne peut reprendre haleine, est obligé de s'asseoir, et éprouve ensuite un sifflement de la poitrine avec face et mains gonflées et bleuâtres, chaleur sans soif, disposition à pleurer. Le tout sans toux, principalement vers le milieu de la nuit.
Nux vom., puis., ign.y sont également recommandés. Quand le spasme réside dans les poumons, donnez ipeç. ; op., s'il ne suffit pas.
CARDIALGIE.
Dans cette affection, les enfants sont agités, inquiets, considérablement oppressés, se jettent çà et là, étendent spasmodiquement les jambes, ils crient ; quelquefois la respiration s'arrête ; il y a gonflement de l'épigastre et
élévation des côtes, au point qu'on peut à peine les affaisser : ces symptômes dépendent ordinairement d'un refroidissement ou d'un courant d'air, etc. — On guérira cet état par chamom. On pourrait encore employer utilement les passes magnétiques; mais elles nuisent plutôt qu'elles ne servent^ si l'on ne sait pas les faire.