‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 196 sur 232 · SEVRAGE · texte numérisé non relu

SEVRAGE

C'est une règle générale que les enfants peuvent être sevrés vers le huitième mois.

Dès que la mère se sent faible, elle doit songer à suppléer à son lait; elle commencera par donner moins souvent le sein à l'enfant, surtout si ses menstrues viennent à réapparaître pendant l'allaitement ; le sevrage'pourra même avoir lieu plus tôt.

Le développement progressif de la dentition est un signe qui indique à la femme que son enfant peut se passer de son lait; c'est une preuve que ses organes digestifs ont déjà pris une certaine force pour digérer des aliments plus substantiels.

Maison ne devra point songer au sevrage, si l'enfant souffre des dents ou s'il est atteint d'une maladie de son âge, à moins toutefois qu'il n'y ait des considérations majeures qui le rendent nécessaire.

A mesure que les dents commencent à travailler les

gencives, l'enfant doit être habitué graduellement à unç autre espèce de nourriture; dès que les gencives sont traversées, il est déjà capable de supporter une alimentation un peuanimalisée, comme aussi un peu de substances végétales, soit du bouillon, du pain, du lait, etc.

Les saisons à préférer pour le sevrage, c'est le printemps, en mars et avril; et c'est, en automne, octobre et novembre. L'hiver et Tété sont beaucoup moins favorables à la santé de l'enfant.

Une fois le sevrage commencé, le sein ne sera plus présenté au nourrisson, que ce soit la nuit, ou le jou^ quellesque soient d'ailleurs les idées théoriques qu'on se soit faites sur la cessation graduelle de l'allaitement. Faire différemment, ce n'est servir, ni la santé de la mère, ni celle de l'enfant. À moins d'une raison exceptionnelle, un état de maladie, par exemple, la mère ne devra jamais confier son enfant aux mains d'une autre personne aurait-elle encore plus d'aptitude à donner des soins de sevrage. Elle ne doit jamais non plus s'éloigner de la maison pendant qu'elle remplit une si douce tâche; si elle aime réellement son enfant, elle se conformera à ce conseil; elle en sera bien récompensée, car elle sentira son affection s'augmenter à mesure qu'elle mettra plus de constance à remplir ses devoirs de mère.

Le moyen le meilleur et le plus facile pour sevrer un enfant, c'est de le prendre dans le lit comme à l'ordinaire, de ne point changer ses habitudes, mais seulement de l'éloigner du sein. Quand on le lui a refusé une première fois, qu'on ne le lui présente plus. 11 suffit de quarante-huit heures pour le faire à cette privation. — Donnez à l'enfant la nourriture à laquelle on l'a déjà accoutumé, et gardezvous d'affriander son appétit avec des sucreries et autres douceurs.

Après le sevrage, le régime diététique de l'enfant sera simple et assez abondant ; il se composera, comme on l'a dit plus haut, de panade, de pain, de lait et de substances fari-

neuses, telles que arrow-root, tapioca, salep, pommes de terre, du pain beurré, et de temps en temps un peu de bœuf, de mouton, de la volaille, etc. Mais surtout, ces petits repas seront bien réglés. Pour boisson, l'eau fraîche seule suffira.

Une fois que l'enfant ne prend plus le sein, la mère devra s'abstenir de manger une nourriture salée ou épicée, si elle veut prévenir une soif trop prononcée.

Elle devra s'attacher à diminuer la sécrétion du lait, en se privant de manger des substances trop nourrissantes, elle devra donner la préférence à des aliments secs, et ne boire que de l'eau et en petite quantité. — Si les seins grossissent et se chargent de lait, frottez-les légèrement avec un morceau de lard, couvrez-les de coton et prenez une dose de bell. ou, s'il n'y a pas d'amélioration, rkus. Afin de les délivrer de cette plénitude, il est quelquefois nécessaire de les teter.

Puis, et rhus sont les deux meilleurs remèdes pour arrêter la sécrétion du lait.

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