DOULEURS D'OREILLES
Les affections de» oreille» viennent souvent à la suite d'un refroidissement. S'il y a bourdonnement avec dureté de l'ouïe, donnez dulc, et si, après quelques semaines, le mal reparaît, sulph.
En outre, s'il y a sensation de pression dans les oreilles, tiraillement à l'extérieur, élancement au dedans; si les oreilles sont sèches et que le malade soit d'une humeur maussade, donnez tham. Dans les mêmes cas avec aggravation de ces symptômes, donnez aussi nux vont. — Si le malade est d'un caractère doux, pleure facilement, si ses oreilles sont humides et en suppuration, ou si elles sont chaudes et rouges, et s'accompagnent de douleurs tiraillantes et déchirantes qui se propagent quelquefois à la figure, alors puis, est préférable; s'il y a des élancements et des tiraillements avec bruissement de chaleur et sans trop de rougeur; s'il s'est établi une suppuration corrosive et sanguinolente, et si les glandes situées autour des oreilles et du cou sont engorgées, donnez merc. viv.; et s'il n'en résulte pas une guérison complète et qu'il y reste un peu de chaleur, rougeur et tressaillement, si, en se mouchant, on provoque des élancements, des battements et des bourdonnements, donnez hep. sulph. une fois; s'il reste un écoulement purulent avec bruissement et brùlement dans les oreilles, donnez alors sulph.
Les maux de dents par refroidissement guérissent ordinairement par chamom. ou par rhus. Consultez, pour cela, l'article des maux de dents placé dans la seconde partie. Si ces moyens ne suffisent pas, donnez dulc. Si, à chaque refroidissement, le mal se renouvelle, alors adressez-vous à chin. et sulph. Ce dernier remède sera administré seulement tous les huit jours; on fera peut-être mieux de le prendre en solution.
Le mal de gorge par refroidissement se guérit le plus souvent par une dose de bell. ou dulc. ; mais il faut savoir attendre patiemment le résultat de leur action. (Voyez la deuxième partie ; chap. vi.)
Lorsqu'il se déclare après avoir bu de l'eau froide, il faut préférer bell. \ quand il est la suite d'un froid général, préférez dulc. Lorsque le gosier est constamment chaud et sec, si le malade fait de fréquents efforts pour avaler, que la salive inonde la bouche, que les amygdales sont gonflées et douloureuses, soit en parlant ou en avalant ; quand il crache beaucoup, avale avec difficulté, et craint de s'étouffer, que le gosier lui semble rétréci en ingurgitant, et que les boissons dont il fait usage sortent par les narines, et s'il s'impatiente et s'emporte, donnez bell. s. j s'il n'y a pas de soulagement, sulph. Quand la douleur est moins forte, que la langue est comme paralysée, que le malade transpire beaucoup, et que le pus exhale une odeur désagréable, sans soulagement, qu'il est en outre d'une humeur querelleuse, alors donnez dulc. Si ce moyen ne suffisait pas, mère. viv.} ou tout autre remède pris parmi ceux qui sont indiqués à l'article angine, comme étant subordonné à des indications particulières.