‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 3)Chapitre 36 sur 232 · FATIGUE · texte numérisé non relu

FATIGUE

La fatigue après une longue marche ou après un travail excessif, particulièrement en été, est quelquefois tellement grande qu'on ne peut prendre aucun repos, et même, dans ce cas, ce qui devrait délasser ne fait qu'augmenter cette mauvaise disposition du corps; dans ce cas, on prendra un bain chaud; si ce n'est pas possible, qu'on mette au moins les pieds dans l'eau chaude avec une poignée de sel de cuisine. Si par ce moyen on ne parvient pas à se délasser, prenez coff. — Ce qui soulage le mieux en pareil cas est une tasse d'infusion légère de thé vert de bonne qualité. S'il arrivait qu'on fût fatigué au point de tomber en défaillance, verat. alb. est ici parfaitement indiqué : s'il y a longtemps qu'on n'ait mangé, donnez coff. — Est-on devenu faible par de trop fortes sueurs, ou est-on déjà débilité ou épuisé par des sueurs nocturnes, administrez ckin.

Si cet état d'échauffement se fait sentir à l'intérieur, et à ce point que la respiration en soit chaude, le pouls fréquent, donnez acon. ; s'il ne diminue pas, bry. — Si l'on ressent encore, après quelques jours, des bouillonnements de sang, ou si, après une nouvelle fatigue, le sang se porte à la tête, au visage ou à la poitrine, donnez merc. viv. Mais si l'on se sent les membres, surtout les chairs, comme brisés, arn. soulagera promptement; si les pieds sont gonflés «t font mal en marchant, prenez une petite cuillerée de teinture A* arn. dans une demi-tasse d'eau fraîche, et après avoir lavé les pieds avec de l'eau pure, mouillez-les avec cette eau d'arnica préparée et laissez-les sécher à l'air.

DE l'ÉCHAUFFEMENT ET DE LA FATIGUE. 23

Quand les membres sont pris de douleur par suite des efforts faits pour porter ou soulever des fardeaux, et que les douleurs augmentent en les mettant en action ou même en les laissant en repos, donnez rhus tox., ou bry. quand les souffrances se manifestent plus particulièrement aux reins et qu'elles s'aggravent par le mouvement. S'il est impossible de mouvoir les reins sans provoquer de vives douleurs, donnez alors sulph. — Comparez ceci avec ce qui est dit plus loin dans un autre chapitre des moyens employés contre les entorses.

Si quelqu'un, même dans l'état normal de santé, se fatigue facilement par le moindre travail et le plus petit effort ; si tout l'indispose, même la conversation, donnez cocc. ; s'il ne suffit pas, veratr. alb. deux fois dans quelques heures, et enfin cale. carb.

Quand par suite d'une course rapide on ressent de l'essoufflement, ou qu'on est atteint de toux, de point de côté et de douleurs des membres, administrez toutes les deux ou trois heures acon. ; s'il reste un point de côté, donnez arn., et douze heures après, si le mal continue, bry.; si l'essoufflement continue et s'aggrave par une marche précipitée ou en montant rapidement, si la toux complique cet état et s'accompagne de crachats muqueux, silic.

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