LONGUES VEILLES
Les longue* Teilles affaiblissent toujours, mais il est bon pourtant que chacun puisse les supporter en cas de nécessité; si elles produisent une faiblesse trop considérable, plus grande qu'à l'ordinaire, et qu'on ne puisse se permettre même une heure de repos, administrez cocc. ou une goutte d'acide phosph. dans l'eau. — Quand par suite d'un travail de nuit on tombe dans un état de souffrance telle que la moindre des choses devient insupportable, que la moindre odeur et surtout celle des aliments concourt à vous
fatiguer, alors prenez colch. Si le mal de tête en est la conséquence, et qu'on ait fait usage du café ou du vin pour se tenir éveillé, donnez nux votn. Si Ton s'est abstenu des boissons spiritueuses ou d'autres boissons fortes, et si, quoiqu'on souffre, on ne doive pas se coucher, ou que l'on ressente des envies de vomir, administrez ipec. — Si le mal s'aggrave le soir, et que le matin on soit mieux, donnez puis., surtout si le patient est une femme. Si les veilles provoquent un mouvement de sang vers la tête, si elle s'appesantit en remuant les yeux, si ces souffrances augmentent à l'air libre, pendant le mouvement, par suite de l'ébranlement causé par la marche, surtout chez les individus ardents et vifs, donnez nux vom. Si la tête est comme vide et légère, ou s'il y a de la pesanteur accompagnée de l'impossibilité de supporter la trop vive lumière, avec amélioration à l'air libre, et exaspération étant couché, avec bruissement pendant la marche, et qu'avec cela on ait affaire à des personnes douces et d'un caractère facile, administrez puis. Si la tête est comme vide, avec bouffée de chaleur au visage; si les yeux sont cernés d'un cercle bleuâtre, la bouche sèche sans soif, avec répugnance pour les aliments, renvois, nausées jusqu'à faire perdre connaissance; s'il y a ballonnement du ventre, respiration oppressée, aggravation à l'air libre, en parlant, par l'usage du café; si le malade est triste, se réveille en sursaut et est agité par des rêves pénibles, donnez cocc. Lorsqu'il se trouve surexcité, le soir surtout, qu'il a mal dormi et qu'il est fatigué dès le matin, donnez chin. ; s'il se sent brisé, c'est arn. qui convient.
Si la tête est embarrassée, comme dans un état d'ivresse, qu'il y ait en même temps bourdonnement d'oreilles, qu'on soit pâle et lourd, que la figure soit tirée, si Ton a de la peine à soutenir sa tête; si à ces symptômes se joignent des nausées, des refroidissements et une sorte d'accablement moral, donnez nux vom.
DE i/ÉCHAUFFEMENT ET DE LA FATIGUE. 27
Après une nuit de débauche > on doit donner puis, ou nux vom., d'après les caractères qui sont propres à chacun de ces remèdes; ou bien carb. veg. : tout cela en consultant l'article relatif à l'abus des boissons spiritueuses.