VIE SÉDENTAIRE ET ÉTUDES FORCÉES
La Tie sédentaire et l'application de l'esprit trop soutenue affaiblissent le corps; si on le peut, on doit restreindre ses occupations et aller se promener tous les jours une heure au grand air. — Mais si déjà le ventre est entrepris par des souffrances habituelles et sourdes, ou qu'on ait l'habitude du café ou des boissons chaudes, prenez nux vom. le soir; et si après quatre ou cinq jours le mal reparaît, sulph. s. pendant cinq ou six jours, tous les matins; s'il y a nécessité, on pourra le répéter dans quatre semaines. Si les souffrances semblent se porter préférablement vers la tête, c'est encore nux vom., qui sera même ici le meilleur remède ; plus tard, bell., quelquefois puis. : voyez pour cela mal de tête» plus loin, dans la deuxième partie de ce livre. Si tous ces moyens ne réussissent pas, et que chaque effort intellectuel produise le mal de tête, usez de cale. carb. en olfaction. Si Ton vient à éprouver une sorte d'ivresse avec éblouissement, donnez pour les tempéraments violents nux vom. ; pour les lymphatiques, puis. Pour les maux de dents, la toux et autres indispositions à la suite des contentions d'esprit, nux vom. convient encore, ou tels autres moyens cités.
Les excès tiennent le corps et l'âme dans la plus grande surexcitation. Pour ce qui regarde les excès de table et de la boisson, il en sera fait mention au chapitre IV. — Hais si ces excès sont de nature à occasionner la perte de fluides précieux essentiels à l'organisme, il faut alors, en observant une indispensable continence, faire' usage des moyens suivants :
Le médicament principal qu'on doit employer dès le commencement, et même après qu'on a fait usage des autres, c'est chin. Plus tard, et quand le malade s'afflige de ces vices, donnez acid . phosph. Recherchez du reste avec plus de soin la nature des souffrances que le malade accuse, et choisissez alors plus particulièrement vos remèdes parmi chin. y acid. phosph.y staph., nux vom. ou sulph. et dulc, selon ce qui conviendra le mieux.
Les mêmes soins sont applicables aux malades épuisés par des vices contre nature : on commencera par donner chin., ou staph., ou nux vom. ; plus tard, acid. phosph., ou sulph. y ou cale. carb. En même temps, il faut relever le moral du malade, l'encourager à faite effort sur lui-même, et soustraire à la tentation son imagination déréglée, par un travail attentif et soutenu, en lui donnant peu à manger, en abrégeant son sommeil, en conseillant la suppression de toutes boissons chaudes, la cessation de toutes relations dangereuses, et la privation de la lecture des mauvais livres. Et s'il s'y joint une irritation morbide, ce qui arrive souvent chez les enfants, ayez alors recours de préférence aux moyens suivants : chin., merc. viv,, carb. veg., nux vom.y puis. 9 staph. ; ou ont. crud.y silic.,plat., cale, carb., cocc.y sep. Très-souvent, lorsque chin. et carb. veg. sont insuffisants, merc. viv. produit de bons effets, et sinon, sulph. — Dans l'intervalle de ces médicaments, qu'on doit rarement répéter, on administrera, selon l'occurrence, coff.^ op., acon.y ign.
Si par suite de ces vicieuses habitudes le tempérament s'est affaibli au point d'en ressentir les funestes conséquences dans l'accomplissement des devoirs du mariage, fût-on même modéré, et qu'on éprouve par ce fait un certain embarras de la tête, donnez cale. carb. Dans le cas d'une grande faiblesse résultant du coït, avec tremblement des jambes, donnez le même remède. — Contre l'oppression, staph. ; contre la sensation d'ardeur dans les parties,