‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 35 sur 53 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Pour les souffrances de la face, du nez et des joues, voyez au chapitre des Maladies des dents; pour les éruptions du nez, voyez l'article Maladies de la peau; Tannes, voyez le paragraphe respectif.

Du gonflement. S'il est Te résultat d'un coup ou d'une cause indéterminée, et s'accompagne de fourmillement et d'une douleur dans les os, semblable à l'effet d'un coup, donnez arn. S'il coïncide avec un catarrhe nasal, surtout si l'entrée des narines est enflée et excoriée, avec rougeur, chaleur et douleur, symptômes qui se portent quelquefois à Tintérieur, avec sensation de brûlement, de lancination, de sécheresse, d'autres fois exaltent ou affaiblissent l'odorat , donnez

2/lft MALADIES LES PLUS OHDLNAIKKS.

bel/. ; si cela ne suffit pas, hep. sulph. Si le coryza esifluent, aqueux, et qu'il détermine de l'irritation ; si de plus le nez est rouge, enflé et luisant, avec démangeaison et douleur dans les os en les comprimant, il est mieux de commencer par merc. vio.t et plus lard hep. sulph. t ou peut-être aussi bell. Chez les personnes qui ont fait abus du mercure , donnez d'abord hep. sulph. , et plus tard merc. viv. Contre le gonflement chronique et douloureux, bry. convient quelquefois; si le nez porte de petites taches noires, sulph. ; des taches rouges, phosph. acid. ; des verrues, caust. ; si le bout du nez est rouge, rhus toxic. ; s'il est cuivré, après abus de boissons alcooliques, ars. alb. ; si le gonflement est rouge, luisant et tendu, donnez caust., de la troisième à la sixième dilution.

Do l'hcmorrhagic nasale. A la fin d'une maladie, il survient souvent un saignement du nez qui amène un soulagement immédiat. Aussi, il est conforme à ce bénéfice de nature de ne pas l'interrompre, pourvu toutefois qu'il ne soit ni trop long ni trop abondant. Il convient donc de rejeter comme très inconsidérés tous ces moyens vulgaires mis en usage pour le réprimer, tels qu'eau froide, glace, vinaigre, eau de mer, eau-de-vie, éponge, amadou, ou tout autre tampon. — 11 est inutile de boucher le nez, il vaut mieux le comprimer un peu, et puis de s'assurer de temps en temps si le sang continue à couler et à se faire jour à travers l'arrière-bouche , ou s'il s'est arrêté. — Si le sang coule d'une seule narine, il suffira quelquefois de lever le bras du même côté et de le porter sur la tête; mais il arrive souvent qu'après l'avoir retiré, l'hémorrhagic recommence,

Sijcette hémorrhagie est occasionnée par un coup, ou qu'elle soit précédée d'un fourmillement dans le nez ou dans le front, quand le nez est chaud, que le sang est rouge et liquide, particulièrement chez les hommes, donnez arn. ; chez les femmes,

surlout d'un caractère doux cl tranquille, ou chez celles qui ont des menstrues très faibles, donnez puis. Si le saignement du nez est la suite d'un grand échauflement, ou que le malade soit actuellement très échauffé , donnez acon. ; et si cela ne suffit pas , brij. S'il y a aggravation en se baissant , ou que l'hémorrhagie soit la suite de grands efforts, ou qu'on ait voulu soulever un poids très lourd , etc. , donnez rhus toxic. Si l'épistaxis est la suite d'une congestion de la tête, et si elle est précédée des symptômes indiqués précédemment à l'article Congestion de sang à la tête, ou si celte congestion existe actuellement, le meilleur moyen , dans le plus grand nombre de cas, est acon. , ou les autres remèdes recommandés dans l'article précité , tels que nux vom. , bell. , chamom. , chîn.y rhus toxic. Le reniflement de l'eau froide, dans ce cas, ne convient pas. Il vaut mieux , lorsque le sang ne peut pas être arrêté tout de suite par les remèdes, ou qu'on n'en a pas, tremper un linge dans Teau froide et l'appliquer sur le basventre, comme il est dit au chapitre V. Si l'épisiaxis est la suite d'un échauflement ou d'un excès de vin ou de boissons alcooliques, et si elle ne s'arrête pas immédiatement après l'usage des remèdes indiqués dans cette circonstance, comme acon. , bcll. , bry. et nux vom. , alors faites mettre les mains du malade dans l'eau chaude, et qu'il se tienne tranquille. Si le sang se coagule en sortant, et qu'il forme des caillots coniques, donnez merc. viv. Lorsque l'hémorrhagie coïncide avec le catarrhe nasal, tantôt fluent, tantôt sec, donnez puis. Si elle a lieu chez les enfants par suite de vers , ou plutôt après une démangeaison qui oblige h tourmenter le nez , cin. Chez les individus faibles et énervés , où l'épisiaxis revient souvent et dure longtemps, donnez chin. Si elle se déclare chaque aprèsmidi, le soir ou avant minuit, ou à des époques périodiques, puis. Si elle a lieu pendant le sommeil , donnez rhus toxic,

ou bry., ou bell. ; si elle revient tous les matins, nux vom.> bry. ou bell. ; à la suile de longues bémorrhagies, chin. , pour combattre la faiblesse. Chin. convient également dans le cas où la perte de sang a été assez abondante pour déterminer de la pâleur, du froid des extrémités et des mouvements convulsifs. Aux personnes sujettes à ces liémorrhagies, donnez sulph. ; à celles qui sont débilitées , sec. cor. à petites doses rapprochées. Dans les cas où l'hémorrhagie nasale est abondante sans être accompagnée d'aucun autre symptôme , donnez carb. veg. et même sep.

Du catarrhe nasal , rlmmc du cerveau , cor jza. Le

principal remède dans le cas de catarrhe épidémique ordinaire, principalement lorsqu'il affecte beaucoup de monde à la fois, est merc. viv. ; et chez les personnes qui sont sous l'influence de l'action mercurielie, hep. sulph. Si le catarrhe est accompagné d'un éternument fréquent et d'un écoulement aqueux abondant, si le nez est un peu enflé, s'il est douloureux, si le mucus qui sort sent mauvais, si l'on éprouve des douleurs dans la tête et jusque sur les joues, donnez toujours, et avant tout, merc. viv. un globule, ou lycop. Merc. viv. convient aussi quand, après avoir sué la nuit, le catarrhe revient le malin, quand le malade a la fièvre, quand il n'aime pas à rester seul, qu'il a grand'soif , qu'il craint le chaud , et qu'il ne peut supporter le froid. Si après douze heures les symptômes se sont amendés , ne faites plus rien; mais si , après une amélioration, le mal revient, donnez hep. sulph. Adoptez le même remède lorsque le moindre courant d'air renouvelle le catarrhe ou le mal de tête, ou qu'une seule narine est affectée, ou que le mal de têle empire à chaque mouvement. Si après douze heures hep. sulph. n*a pas apporté d'amélioration , donnez bell. — Dans le catarrhe de la pire espèce, où il se fait un écoulement abondant de matières se-

reuses et dans lequel toutes les parties sont douloureuses et enflées, donnez lach. o. — On n'a pas affaire au même cas , si l'on remarque moins de rougeur, de chaleur et de soif; si le malade se trouve mieux dans un lieu chaud, s'il boit souvent et peu , s'il est très affaibli, inquiet , agité; quand il se plaint d'être brûlant comme des charbons ardents, sans cependant que l'on puisse remarquer en lui de la chaleur ou de la rougeur ; ou si le mucus nasal , sans avoir précisément de l'odeur, est plutôt acre ou corrosif; lorsque l'affection du nez est considérable et fatigante; lorsque l'exercice et le chaud l'améliorent, et que le moindre refroidissement l'aggrave, donnez dans ces cas ars. alb., dulc, nux vom., et quelquefois aussi ipec. — Ars. est bon lorsque le nez, quoique obstrué, laisse cependant s'échapper un mucus tellement acre, qu'il occasionne un brûlement extérieur et intérieur; quaud les nuits sont sans sommeil, et qu'on ne peut attribuer cette privation à une cause quelconque; qu'il survient une hémorrhagie nasale ; quand le malade ne peut rester couché et en repos. — S'il n'y a pas (l'amendement après douze heures; si le coryza coule le jour et s'arrête le soir; si la bouche est sèche et qu'il y ait peu de soif; si la poitrine est sèche et les selles dures , donnez nux vom. — Si le catarrhe participe de l'une et l'autre espèce, et que le malade éprouve de l'amélioration par le mouvement et de l'aggravation par le repos ; lorsque le moindre courant d'air occasionne l'enchifrènement, donnez dalc. ; ou lorsque ars. et nux vom. paraissent convenir, mais ne soulagent pas , donnez ipec. Si le malade éprouve de l'amélioration, répétez-le; ce qu'on ne peut pas faire des autres.

Si le catarrhe n'est pas exclusivement nasal, et qu'il supprime immédiatement l'appétit et l'odorat, et provoque une ' expectoration épaisse, jaune, verte et même fétide, donnez

2/l8 MALADIES LES TLUS ORDINAIRES.

puis. Si elle est très abondante et blanchâtre, et que les yeux larmoient, donnez euphr.

Chamom. convient assez ordinairement dans le cas où le catarrhe existe avec le nez légèrement excorié, les lèvres fendues, une joue rouge et l'autre pale, frissons et soif. Merc. viv., principalement chez les enfants, si la maladie provient d'une sueur rentrée, et est accompagnée de fièvre et de douleurs dans différentes parties des membres. Niix vom.t lorsque la Qèvre et les frissons alternent, surtout le soir, avec chaleur à la tête, au visage, ou partout le corps.

Silic. est approprié au coryza chronique qui revient très souvent, et qui est tantôt fluent et tantôt sec, avec obturation. Administrez-le deux matins de suite.

Lorsque le catarrhe a été supprime, et qu'il en résulte du mal de tête, donnez acon. ; et si le catarrhe ne reparaît pas, donnez puis, ou chin. Lorsque la poitrine est affectée avec difficulté de respirer, donnez ipec. deux ou trois fois; et si cela ne suffit pas, bry. Laissez alors le malade boire de l'eau chaude sucrée coupée avec du lait, et aspirer par le nez des vapeurs. Si tout cela ne suffit pas, donnez sulph. en dilution.

Si le catarrhe se complique d'autres symptômes, et principalement de ceux dont il va être question dans le chapitre suivant, et qu'il tombe, comme on dit, sur la poitrine ou les poumons, avec enrouement et toux, alors consultez ce qui sera dit dans le chapitre suivant.

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