‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 4)Chapitre 39 sur 53 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Le goût est quelquefois altéré sans qu'il y ait aucune autre souffrance. Dans ce cas , on n'a qu'à essayer les remèdes qui sont indiqués plus bas pour chaque espèce de goût. Comme tout autre système est souvent insuffisant pour fixer sur le choix du remède, réglez votre préférence sur lo tableau suivant :

Goût amer le matin , sulp/l. , merc. viv., bry., cale.

carb., silic. Si le manger a un goût amer, sulph., bry., rheum, rkus toxic, hep. sulph., coloc. et ferr. acet. Si ce sont les boissons et le manger tout à la fois, puis, et chin. Après avoir bu ou mangé, s'il reste de l'amertume dans la bouche, puis., bry., ars. alb.; le matin ou le soir, puis., am. Si celte amertume n'existe que de temps en temps, ou qu'elle soit permanente , outre les remèdes déjà indiqués, acon. , bell. , verat. alb. , nux vom. , chamom. , antim. crud. , carb. veg.

Goût douceâtre , merc. viv., sulph. , cup., bell., puis., bry. et chin., ferr. acet., spong.; le matin, sulph.; si le pain a un goût doux, merc. viv.; si c'est la bière, puis.; avec goût de sang, ferr. acet., sulph.; goût de noix, coff.

Goût salé, carb. veg. , rheum , acid. phosph.,nux vom. , sulpn., ars. alb., natr. muriat., cocc, cup.; des alimenls, carb. veg., sulph.; . en toussant, carb. veg. et cocc.

Goût aigre, rheum, acid. phosph., nux vom., chin.,

sulph., caps.; cale, carb., natr. mimât , cocc, cup.; des aliments, chin. , cale, carb.; après avoir mangé, puis., nux vom., carb. veg., natr. inuriat., cocc, silic; après avoir bu, nux vom., sulph.; après avoir pris du lait, carb. veg., sulph.; le matin, nux vom., sulph.

Goût dpre et mordant, verat. alb., rhus toxic; goût de brûlé et de fumée, puis., nux vom., sulph.; goût herbacé, verat. alb., nilX VOm.; goût de menthe poivrée, verat. alb.

Goût de terre, puis. , hep. Sulph. , chin. ; insipide et fade,

puis., rheum , stoph. , bry. , chin., sulph., dulc, rhus toxic. , ipec, caps.; goût mucjucux, bell.; rheum, arn., rhus toxic., plat.; huileux et graisseux, silic, caust.; graisseux, caust. ; visqueux , acid. phosph.; aqueux, staph., chin. y caps.

Goût putride, arn., mère, viv., bell., bry., chamom., puis., acon., verat. alb., acid. phosph., rhus toxic, natr. inuriat. , cap. , caust. ; le matin, sulph., rhus toxic; après avoir mangé, toxic; purulent , pjfls.

Lorsque le tabac a un goût acre , staph. ; amer, cocc; nauséeux, ipec; désagréable, ign.,puls., nux vom., arn., cale, carb., cocc

. Lorsque les aliments sont sans saveur, merc. viv.,

puis., staph., bry., nux vom., #rs. ; si le goût manque tout à fait, verat. , bell., puis., rheum, bry., hep. sulph., hyosc. ; dans les cas chroniques, silic , natr. muriat.

Mauvaise haleine. Ayez soin chaque matin, après chaque repas, et tous les soirs en vous couchant, de vous rincer la bouche et les dents avec de l'eau tiède, n'importe que cela remédie ou non; gargarisez-vous souvent; gardez-vous de toute chose odoriférante , qui ne fait que déguiser la mauvaise odeur sans la faire disparaître, et qui ne la rend que

plus désagréable pour les autres. Si, par égard pour autrui, on croit utile de faire quelque chose, qu'on se gargarise avec du charbon porphyrisé étendu dans l'eau. Si cetie odeur dépend d'une dent cariée, que l'on commence par la nettoyer avec un morceau de papier buvard pour en ôier l'humidité putride, et puis garnissez-la avec de la cire; si la cire ne veut pas tenir, alors mettez dans la dent un fragment de cire cl mâchez dessus de manière à la faire entrer dans le creux de la dent cariée. Alors ôtez avec précaution ce morceau de cire ainsi modelé, el taillez-en un pareil avec de la noix de gale, que vous placerez de manière à laisser la portion de coque a l'extérieur. Ce procédé réussit quelquefois à faire cesser l'odeur et la douleur. L'odeur d'ail ou de raifort passe en prenant immédiatement un verre d'eau , ou en mangeant une poire ou de la beiterave rouge bouillie. Lorsque celle odeur se fait sentir seulement le matin , donnez nux vom.y silic; le malin et la nuit, puis.; après dîner, sulph. et aussi chamom. Indépendamment de ces remèdes, on peut donner encore merc. viv. , bry., arn. , ars. et h y ose.

Scorbut de la bouche ou stoinacacc.Les gencives devien neni 1res chaudes, rouges el très sensibles; elles s'engorgent, se ramollissent, se'retirent des dents, et deviennent le siège de petites ulcérations qui exhalent une très mauvaise odeur. Les mêmes accidents se produisent sur les lèvres, dans l'intérieur des joues, dans le palais et sur la langue, même; il s'exhale une odeur putride repoussante ; les crachats et la salive sont puants et infects; les glandes sous-maxillaires s'enflent souvent, et le malade s'affaiblit et tombe dans la fièvre lente. Dans la majorité de ces cas, merc. viv. se montre efficace, sauf lorsque le mal est la suite de l'usage du mercure. Dans celle cfrconsiance, donnez carb. vcg. ou acid. m7>\, comme

ses meilleurs antidotes. Acid. nitr. aura la préférence en cas d'ulcérations. S'il arrivait que merc. viv. ne réussît pas tout à fait, donnez dulc. Chez les sujets indolents et corpulents, celte affection provient ordinairement de la malpropreté et du manque d'exercice en plein air. Dans ce cas, on donnera préférablement caps. ; mais aux individus irritables, maigres, et qui mènent une vie sédentaire, nux vom. Si la cause tient o un excès de nourriture salée, carb. veg. ou ars. ; si cela ne suffisait pas, faites prendre tous les jours, une ou deux fois, une goutte d'esprit de nitre dulcifiée.

Merc. subi, convient lorsque le mal commence à gagner le nez et que les mucosités de la bouche tombent dans l'estomac, y occasionnent des souffrances, et provoquent des diarrhées douloureuses.

Ars. y lorsque les ulcères ont atteint un grand degré de virulence et de brûlement ; si le malade est déjà très appauvri et faible, ou lorsque merc. viv. s'est montré inefficace.

Dulc. peut s'administrer dès le début de la maladie, lorsque le mal provient d'un refroidissement et que* les glandes du cou sont gonflées et indurées.

Carb. veg., en outre des cas qui ont lieu consécutivement à l'usage du mercure ou des salaisons , est d'un grand usage lorsque les tissus saignent beaucoup et qu'ils donnent une odeur puante ; s'il ne suffit pas, on doit recourir à d'autres remèdes.

Natr. muriat. réussit lorsque les ulcérations gagnent lentement l'intérieur de la bouche, et qu'elles n'ont pas été amendées sous l'influence des remèdes employés jusqu'à ce moment; surtout lorsque les gencives, engorgées et saignantes, sont très sensibles à l'action du froid et du chaud, des aliments et des boissons, et principalement aussi lorsqu'il se forme sur la langue de petites phlyetenes et de petites ulcé-

râlions, qui donnent lieu à une sensation de morsure et de brûlement qui empêche de parler.

Parmi le grand nombre de remèdes domestiques qui sont en# vogue dans celle affection, on peut recommander, sans inconvénient, le suivant, dans le cas où l'on n'aurait pas réussi par les moyens que nous venons de faire connaître : il consiste à frictionner les gencives avec une tranche de citron, dès le début de la maladie, en été, et à bord des navires. Dans quelques cas, on trouvera utile de faire usage de la sauge, et l'on aura le soin de se rincer la bouche avec de la bonne eau-de-vie.

Contre les apkthes douloureux qui naissent à la commissure des lèvres, sur la langue, et dont la durée est de huit jours au moins, donnez une ou deux fois (et une fois par jour) piper nig. 6.

Dans l'inflammation et l'engorgement de la langue « donnez acon.y et, quelques heures après, merc. viv. ; si cela ne suflit pas, ou s'il y a d'aulres parties de la bouche qui soient douloureuses et ulcérées, donnez bell. ; si le mal lient à une lésion externe, donnez acon. et arn. alternativement, ainsi que cela peut résulter d'une.piqûre d'abeille ou de tout autre insecte. Dans les cas graves , et lorsqu'on ne peut avoir le médecin, donnez ars. , et ensuite lach. Contre les indurations de la langue, on emploie merc. viv. et bell. ; si cela provient de l'habitude qu'on peut avoir de se mordre la langue pendant le sommeil, donnez acid. phosph.

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